LES PARAPLUIES DE CHERBOURG 9 & 10 JUILLET 22h00

LES PARAPLUIES DE CHERBOURG 9 & 10 JUILLET 22h00

Comédie musicale : Musique de Michel Legrand, paroles de Jacques Demy, Direction Patrick Leterm.

Durée: 2h00 avec entracte

NOTE D’INTENTION

Un drame en chanté

– C’est peut-être le bonheur qui me rend triste…

– Mais c’est bête.

Quelques années après Les Parapluies de Cherbourg, la chanson-titre des Demoiselles de Rochefort sera rythmée percutante comme une Catherine Deneuve saisissant une trompette. Mais dans Les Parapluies, c’est tout l’inverse : le thème principal s’épanche aux violons, et son plaisir est fait de mélancolie.

Chez Jacques Demy il y a du bonheur dans la tristesse, et de la tristesse dans le bonheur. Il veut, à travers un langage lyrique, « exprimer les sentiments avec une certaine intensité».

Mais il se garde en permanence du ridicule qui menace tout mélo. Puisque c’est un drame, il faut l’alléger. Puisque c’est un drame, il s’agit d’échapper à toute accusation de pathos lourdaud. Alors, Les Parapluies de Cherbourg seront parcourus de légers sourires et d’apparentes banalités. Et l’on voit ainsi une tragédie se construire au fil de situations terriblement concrètes, de dialogues simplissimes, de mots anecdotiques.

Au-delà des émotions, le mélange des opposés s’appliquera aussi aux couches sociales : un garagiste tombe amoureux d’une fille de la petite bourgeoisie, et leur histoire, pourtant absolument urbaine et réaliste, se voit parée de musique et de couleurs saturées dignes d’un conte de fées… Une trajectoire qui, comme la vie de Jacques Demy (dont le père était garagiste), va du gris du cambouis vers l’imagination du cinéma… Et le cinéma de Jacques Demy connaîtra le passage, justement, du noir et blanc vers la couleur.

La compagnie belge Ars Lyrica redonne vie aux Parapluies de Cherbourg sur scène, recréant ce mélange d’onirisme et de gravité : 15 chanteurs (accompagnés de 20 musiciens) se relaient, visibles sur scène ou à l’écran, la mise en scène basculant régulièrement entre la présence réelle des chanteurs et la vidéo filmée en direct, projetée sur une toile en format cinémascope. Les intérieurs (un salon, un magasin, une chambre), où tant de choses se jouent, et dont les murs droits semblent marquer l’espace délimité des conventions sociales et familiales, sont découpés grâce à un système de diaphragme, refermant le cadre de scène sur des zones réduites.

En 1964, la mention « en couleurs » est un argument de vente nouveau pour un film ! En clin d’oeil à cette époque où trois bandes de pellicule de tons différents permettaient subitement de colorer le cinéma, notre mise en scène (scénographie, costumes) glisse du rouge (pour la passion et la déchirure du Départ – Première partie) au vert (la grossesse durant L’Absence – Deuxième partie), et enfin au bleu (le blues du Retour – Troisième partie). Un drame en couleurs… comme pour faire plus facilement avaler la pellicule.

Lorsque Geneviève et Guy se revoient une dernière fois, il n’y a plus entre eux qu’une immense distance. Le vide absolu d’un avenir qu’ils n’ont plus à vivre ensemble. Leurs derniers mots ? Simples, positifs… banals.

– Toi, tu vas bien ?

– Oui, très bien.

Pour Ars Lyrica,

Patrick Leterme

DISTRIBUTION

Candide Orchestra

Après avoir collaboré avec des dizaines de musiciens au fil de différentes productions du Palais des Beaux-Arts de Charleroi durant les cinq dernières années, le directeur musical Patrick Leterme a choisi de les rassembler sous le nom de Candide Orchestra, d’après le nom de l’oeuvre de Bernstein, elle-même adaptée de Voltaire. Candide, c’est l’invitation à l’esprit critique et à la raison, mais avec humour ; chez Bernstein, c’est la preuve éclatante que l’on peut être à la fois populaire et intelligent.

Le Candide Orchestra accompagne désormais officiellement les spectacles musicaux du PBA (coproduits par Ars Lyrica) à travers la France et la Belgique.
Ainsi, la production Un Violon sur le Toit, en tournée de 2014 à 2017, sera passée par le Cirque Royal de Bruxelles, l’Opéra Royal de Wallonie (Liège), le Palais des Festivals de Cannes, l’Opéra de Reims, l’Opéra d’Avignon, l’Opéra de Massy… Dès fin 2017, Les Parapluies de Cherbourg, basé sur le film de Jacques Demy et Michel Legrand, sera appelé à tourner de façon similaire pour plusieurs dizaines de représentations à travers la Belgique et la France.

​Depuis début 2016, cet ensemble orchestral se décline également en version symphonique sous le nom de Candide Symphonic Orchestra pour défendre le répertoire anglo-saxon du XXème siècle. Il s’est produit récemment au Palais des Beaux-Arts de Charleroi et à Flagey (Bruxelles).

Laura SANDRIN – Flûte / Piccolo
Frauke ELSEN – Hautbois / Cor Anglais
Antoine LISSOIR – Saxophone alto / Clarinette
Mathieu ROSKAM – Clarinette / Clarinette Basse / Saxophones
Kenske TAIRA – Basson

Michael TAMBOUR – Trompette
Pauline MICHALAKIS – Cor
Jean-François COSENTINO – Trombone / Euphonium

Pierre BIBAULT – Guitares classique et électrique
Alisée FRIPPIAT – Harpe
Michel LAMBERT – Piano / Accordéon
Simon DRACHMAN – Batterie / Percussion

Paul SERRI / Roxane LEURDAN / Elena LAVRENOV / Laeticia CELLURA – Violons
Victor GUAITA – Alto
Aubin DENIMAL – Violoncelle
Adrien TYBERGHEN – Contrebasse

Patrick LETERME – Direction

Patrick Leterme
DIRECTION MUSICALE & CO-DIRECTION ARTISTIQUE

Picture

Patrick Leterme travaille en tant que directeur musical, compositeur, pianiste et homme de médias. Après un Master en Piano d’Accompagnement avec Grande Distinction au Conservatoire Royal de Liège (Belgique) et un Zusatzstudium (Post Master) en Liedbegleitung (Accompagnement du chant) à la Musikhochschule de Cologne, il s’installe à Bruxelles.

Il travaille comme chef de chant dans les trois maisons d’opéra du pays (Opéra Royal de Wallonie (Liège), Vlaamse Opera, Théâtre National de la Monnaie (Bruxelles)), puis développe son activité de directeur musical. Directeur musical de plusieurs productions au Palais des Beaux-Arts de Charleroi (PBA) (compagnie Ars Lyrica), il est également co-directeur artistique du spectacle Un Violon sur le Toit qu’il est amené à diriger à travers un large réseau de maisons d’opéra belges et françaises. En 2017-2018, il tournera dans le même cadre avec la production Les Parapluies de Cherbourg d’après l’oeuvre de Jacques Demy et Michel Legrand.

Il crée en 2016 le Candide Symphonic Orchestra, une formation symphonique large qui se produit notamment à Flagey (Bruxelles) dans le cadre de l’opération caritative Viva For Life (RTBF). 

Patrick Leterme dirige également de nombreux spectacles destinés aux enfants, dont l’opéra pour enfants Okilélé, qu’il compose en 2015 sur base d’un livre de Claude Ponti ; le spectacle est créé à Flagey (Bruxelles) avant de tourner à travers la Belgique (Théâtre Royal de Namur, Opéra Royal de Wallonie…) et d’être vu par des milliers de jeunes spectateurs. En 2016, il dirige la production Yôkai ! , adaptée d’un manga de l’auteur japonais Shigeru Mizuki.

En tant que pianiste, il développe de nombreuses collaborations avec des ensembles de musique de chambre (Khéops, Oxalys… ) ou des chanteurs (Jodie Devos, Anne-Catherine Gillet… )

Patrick Leterme travaille en radio et en télévision à la RTBF (service public belge francophone). Il co-présente en direct les soirées de finale du Concours Musical International Reine Elisabeth de Belgique (CMIREB) et développe les capsules vidéo Je Sais Pas Vous (JSPV – en coproduction avec Musiq’3, France Musique, Radio Canada et la Radio de la Suisse Romande), destinées à vulgariser la musique classique en quelques minutes avec la complicité de l’illustrateur Etienne Duval.