QUINTET MICHEL LEGRAND & FREINDS 5 JUILLET 22H00

QUINTET MICHEL LEGRAND & FREINDS 5 JUILLET 22H00

Michel Legrand Quintet : Concert Jazz

Durée : 1h30

« Mais tous les Lilas, tous les Lilas de Mai, n’en finiront, n’en finiront jamais, de faire la fête au cœur des gens qui s’aiment » .

Comme un clin d’œil à ces paroles d’Eddy Marnay qui deviendront la toute première chanson dont Michel Legrand écrira la musique, le quintet voit le jour un soir de Mai 1983 à Toulon.

Pendant plus de trente ans, les thèmes et mélodies inaltérables du pianiste et compositeur résonneront dans le monde entier au son des cuivres et du jazz qu’il aimait tant.

Musiques de films, concerts de jazz, récitals, shows télévisés, Michel Legrand a touché à tout et tout donné, sans concessions, comme un enfant pressé, avide de croquer la vie et de chanter sa joie d’écrire.

L’éternel jeune homme rencontrera ses « demoiselles » à Rochefort pour la dernière fois en quintette en Juillet 2016 pour fêter les 50 ans du film de Jacques Demy.

Les Lilas de mai, n’en finiront jamais…

Michel Legrand a tiré sa révérence. C’est avec déférence que nous souhaitons prolonger la séance avec ce quintette formé des musiciens qui ont suivi son chemin tout au long de ces années.

L’idée peut-être aussi du désir de « jouer sur ses notes » comme on joue sur les mots et de lui dire humblement en pensée :

– « Écoute Michel… Qu’est-ce que tu en penses ? »

Denis Leloup

DISTRIBUTION

 Claude Egea, trompette

J’ai découvert Michel Legrand lorsque j’étais adolescent. Ma sœur écoutait sa musique à longueur de journée…

Arrivé à Paris en 1991 c’est le trompettiste KAKO Besso qui me le présenta.

Je ne l’ai plus quitté pendant 28 ans !

Michel avait son caractère et n’était pas toujours facile avec les musiciens mais personnellement, je n’ai éprouvé que du bonheur à jouer sa musique !

J’adorais ce Monsieur et je réalise tous les jours la chance que j’ai eue d’avoir pu l’accompagner durant toutes ces années.

Denis Leloup, trombone

J’ai commencé à travailler avec Michel Legrand en 1981 pour une tournée en France, avec entre autres sa sœur Christiane et le compositeur et pianiste Jean-Michel Defaye.

Puis ce fut en 1983 la création à Toulon du « Michel Legrand quintet » avec François Laizeau, Jean-Loup Longnon et Marc Michel Lebevillon. Le quintet des 5L comme aimait à le souligner Michel.

Les expériences inoubliables pour moi, se sont succédées jusqu’à ce dernier concert du mois de Décembre 2018 à la Philharmonie.

Combien de concerts, d’enregistrements, de voyages? Beaucoup.

Je citerai en vrac l’enregistrement d’un cd dans un club de jazz à New-York en 1985, un concert à Cuba, Un voyage avec l’avion de Michel pour des concerts à Athènes et Sophia, l’enregistrement de la musique de son premier film (agrémenté pour moi d’un petit rôle avec mon frère jumeau), un solo de trombone de 8 mesure dans un film de James Bond, deux tournées mémorables au Japon avec une séance d’enregistrement à New-York et dernièrement, les représentations des «Parapluies de Cherbourg » au Châtelet.

Sans parler de toutes ces séances d’enregistrement à Paris, témoins d’une époque où grâce à lui, on pouvait encore faire de la musique vivante en studio… Michel était insatiable, pressé, impatient et parfois sanguin. Il avait tellement à donner…

A nous maintenant, de faire encore raisonner sa musique pour faire la fête au cœur des gens qui l’aiment.

Hervé Sellin, Pianiste

J’ai rencontré Michel Legrand à l’occasion de l’enregistrement de la musique du film « Trois places pour le 26 » (Jacques Demy, 1988). (Sans doute aussi, quelques Jam-sessions aussi au sein de son Big-Band lors de soirées mémorables au Petit Journal Montparnasse). Michel faisait appel à moi dès qu’un peu de jazz et d’improvisation se glissaient dans ses partitions de piano, toujours rigoureuses et exigeantes. J’ai toujours aimé travailler avec lui dans ce contexte « d’artisanat » de haute tenue !

Mais il y avait, entre nous, une autre complicité, un autre point commun (en toute modestie…) : la formation classique rigoureuse puis le jazz qui nous avait « cueillis » comme un raz de marée d’une évidence absolue.

Pas de rapport de force entre nous, seulement le plaisir de partager la musique et l’exigence.

Puis j’ai eu d’autres expériences fabuleuses en studio et en grandes formations, parmi lesquelles :

– « And now… Ladies & Gentlemen » de Claude Lelouch, 2002

– Les 100 ans du cinéma (« Les enfants de lumière », 2005). Le symphonique, les cuivres, 4 percussions, 2 pianos : jubilatoire !

– « Oscar et la Dame Rose » d’Éric-Emmanuel Schmidt, 2009.

Et, plus récemment (2018), l’enregistrement posthume de la musique du film d’Orson Welles « The Other Side of the Wind», en compagnie de mon ami pianiste Erik Berchot.

Pierre Boussaguet, contrebasse

En Juillet 1993, j’ai le culot nécessaire d’« inviter » Michel Legrand pour un concert. Il accepte, et suggère très gentiment de venir avec André Ceccarelli !

Superbe moment, et nous passons la journée du lendemain ensemble. Puis je fuis, oui je fuis car je ne veux pas qu’il me rappelle ; je lis peu la Musique à cette époque, et il est hors de question de ternir cette belle rencontre. Novembre 2009 : Michel débarque dans un restaurant où je joue, et veux jouer un morceau, puis deux, puis trois.

Le lendemain il m’appelle pour un concert, puis deux, puis trois, jusqu’au dernier à la Philharmonie en décembre 2018.

Cet Homme m’a beaucoup fait grandir, m’a appris à mieux me connaître ; quelle générosité.

Ce que je retiens de lui, c’est le sens de l’exigence, de l’intransigeance et le choix de placer la Beauté de la Musique avant tout.

Quelle chance d’avoir passé tant de temps à jouer, à parler de tout, de la Vie, de la Mort, de l’Amour, à voyager, à nous disputer, à rire.

Merci Michel.

François Laizeau, batterie

 C’est le trompettiste Jean-Loup Longnon qui m’a fait rencontrer Michel Legrand à l’occasion d’un concert à Toulon en mai 83. J’ai travaillé avec lui jusqu’en 91 puis l’ai retrouvé à Moscou en 2009 jusqu’à son dernier concert à la Philharmonie de Paris le 1er décembre 2018.

Travailler avec Michel a toujours été un challenge, non pas à cause de son caractère difficile dont je n’ai jamais eu à souffrir, mais par le degré d’énergie poétique et d’efficacité professionnelle qu’il attendait de ses compagnons.

Le grand frisson que l’on désire toujours quand on monte sur scène ou rentre en studio, je l’ai eu bien souvent dans le « Legrand Circus » : les camarades musiciens haut de gamme, les magnifiques théâtres et les publics envoûtés par cette musique qui mêle si aisément la légèreté romantique de la musique française, le lyrisme de la musique russe et l’énergie rutilante de la musique américaine. Rejouer cette musique, et la rejouer encore !