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2020 – Les Folies Éclatées

LES FOLIES D’O VOUS SOUHAITENT UNE BONNE ANNÉE 2021 EN MUSIQUE !

Pour vite oublier 2020 et pour bien commencer cette nouvelle année, nous vous invitons à écouter en ligne le quintet Michel Legrand enregistré pour vous le 18 décembre dernier au Théâtre Jean Claude Carrière.

https://www.youtube.com/watch v=gqyDH4a2deM&feature=youtu.be

En attendant de vous retrouver en juillet prochain, nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année. 

La malle aux trésors Michel Legrand

L’ennui avec Michel Legrand, c’est qu’il était partout à la fois. Etait-il jazz ? Post-classique lui qui avait étudié piano et composition au sein du vénérable Conservatoire national de Paris ? Était-il compositeur pour musiques de films, trois Oscars quand même ?  Ou simple auteur de chansons ? Etait-il « Peau d’âne » ou « Parapluies », primesautières « Sœurs jumelles » ou mélancoliques « Ronds dans l’eau » ? Partout à la fois, vous dit-on. Et la rationalité française qui n’aime rien tant que les étiquettes bien classifiantes, avait du mal à lui en attribuer une. Il faut dire qu’il y mettait du sien : faisait-il chanter Natalie Dessay qu’il la tenait à cent lieues de l’opéra. Venait-il de boucler les arrangements pour un disque de Nana Mouskouri qu’aussitôt il composait un concerto. Ou un ballet. Ou un opéra.

« Get up !”  pour Michel Legrand. J. VILACEQUE

RENSEIGNEMENTS :   www.folieslyriques.com Billetterie 07 49 25 69 39


LES PARAPLUIES DE CHERBOURG 22 & 23 Décembre au théâtre Jean Claude Carrière . Les représentations sont annulées suite aux dernières mesures gouvernementales

Comédie musicale : Musique de Michel Legrand, paroles de Jacques Demy, Direction Patrick Leterm.

Durée: 1h30

NOTE D’INTENTION

Un drame en chanté

– C’est peut-être le bonheur qui me rend triste…

– Mais c’est bête.

Quelques années après Les Parapluies de Cherbourg, la chanson-titre des Demoiselles de Rochefort sera rythmée percutante comme une Catherine Deneuve saisissant une trompette. Mais dans Les Parapluies, c’est tout l’inverse : le thème principal s’épanche aux violons, et son plaisir est fait de mélancolie.

Chez Jacques Demy il y a du bonheur dans la tristesse, et de la tristesse dans le bonheur. Il veut, à travers un langage lyrique, « exprimer les sentiments avec une certaine intensité».

Mais il se garde en permanence du ridicule qui menace tout mélo. Puisque c’est un drame, il faut l’alléger. Puisque c’est un drame, il s’agit d’échapper à toute accusation de pathos lourdaud. Alors, Les Parapluies de Cherbourg seront parcourus de légers sourires et d’apparentes banalités. Et l’on voit ainsi une tragédie se construire au fil de situations terriblement concrètes, de dialogues simplissimes, de mots anecdotiques.

Au-delà des émotions, le mélange des opposés s’appliquera aussi aux couches sociales : un garagiste tombe amoureux d’une fille de la petite bourgeoisie, et leur histoire, pourtant absolument urbaine et réaliste, se voit parée de musique et de couleurs saturées dignes d’un conte de fées… Une trajectoire qui, comme la vie de Jacques Demy (dont le père était garagiste), va du gris du cambouis vers l’imagination du cinéma… Et le cinéma de Jacques Demy connaîtra le passage, justement, du noir et blanc vers la couleur.

La compagnie belge Ars Lyrica redonne vie aux Parapluies de Cherbourg sur scène, recréant ce mélange d’onirisme et de gravité : 15 chanteurs (accompagnés de 20 musiciens) se relaient, visibles sur scène ou à l’écran, la mise en scène basculant régulièrement entre la présence réelle des chanteurs et la vidéo filmée en direct, projetée sur une toile en format cinémascope. Les intérieurs (un salon, un magasin, une chambre), où tant de choses se jouent, et dont les murs droits semblent marquer l’espace délimité des conventions sociales et familiales, sont découpés grâce à un système de diaphragme, refermant le cadre de scène sur des zones réduites.

En 1964, la mention « en couleurs » est un argument de vente nouveau pour un film ! En clin d’oeil à cette époque où trois bandes de pellicule de tons différents permettaient subitement de colorer le cinéma, notre mise en scène (scénographie, costumes) glisse du rouge (pour la passion et la déchirure du Départ – Première partie) au vert (la grossesse durant L’Absence – Deuxième partie), et enfin au bleu (le blues du Retour – Troisième partie). Un drame en couleurs… comme pour faire plus facilement avaler la pellicule.

Lorsque Geneviève et Guy se revoient une dernière fois, il n’y a plus entre eux qu’une immense distance. Le vide absolu d’un avenir qu’ils n’ont plus à vivre ensemble. Leurs derniers mots ? Simples, positifs… banals.

– Toi, tu vas bien ?

– Oui, très bien.

Pour Ars Lyrica,

Patrick Leterme

DISTRIBUTION

Candide Orchestra

Après avoir collaboré avec des dizaines de musiciens au fil de différentes productions du Palais des Beaux-Arts de Charleroi durant les cinq dernières années, le directeur musical Patrick Leterme a choisi de les rassembler sous le nom de Candide Orchestra, d’après le nom de l’oeuvre de Bernstein, elle-même adaptée de Voltaire. Candide, c’est l’invitation à l’esprit critique et à la raison, mais avec humour ; chez Bernstein, c’est la preuve éclatante que l’on peut être à la fois populaire et intelligent.

Le Candide Orchestra accompagne désormais officiellement les spectacles musicaux du PBA (coproduits par Ars Lyrica) à travers la France et la Belgique.
Ainsi, la production Un Violon sur le Toit, en tournée de 2014 à 2017, sera passée par le Cirque Royal de Bruxelles, l’Opéra Royal de Wallonie (Liège), le Palais des Festivals de Cannes, l’Opéra de Reims, l’Opéra d’Avignon, l’Opéra de Massy… Dès fin 2017, Les Parapluies de Cherbourg, basé sur le film de Jacques Demy et Michel Legrand, sera appelé à tourner de façon similaire pour plusieurs dizaines de représentations à travers la Belgique et la France.

​Depuis début 2016, cet ensemble orchestral se décline également en version symphonique sous le nom de Candide Symphonic Orchestra pour défendre le répertoire anglo-saxon du XXème siècle. Il s’est produit récemment au Palais des Beaux-Arts de Charleroi et à Flagey (Bruxelles).

Laura SANDRIN – Flûte / Piccolo
Frauke ELSEN – Hautbois / Cor Anglais
Antoine LISSOIR – Saxophone alto / Clarinette
Mathieu ROSKAM – Clarinette / Clarinette Basse / Saxophones
Kenske TAIRA – Basson

Michael TAMBOUR – Trompette
Pauline MICHALAKIS – Cor
Jean-François COSENTINO – Trombone / Euphonium

Pierre BIBAULT – Guitares classique et électrique
Alisée FRIPPIAT – Harpe
Michel LAMBERT – Piano / Accordéon
Simon DRACHMAN – Batterie / Percussion

Paul SERRI / Roxane LEURDAN / Elena LAVRENOV / Laeticia CELLURA – Violons
Victor GUAITA – Alto
Aubin DENIMAL – Violoncelle
Adrien TYBERGHEN – Contrebasse

Patrick LETERME – Direction

Patrick Leterme
DIRECTION MUSICALE & CO-DIRECTION ARTISTIQUE

Picture

Patrick Leterme travaille en tant que directeur musical, compositeur, pianiste et homme de médias. Après un Master en Piano d’Accompagnement avec Grande Distinction au Conservatoire Royal de Liège (Belgique) et un Zusatzstudium (Post Master) en Liedbegleitung (Accompagnement du chant) à la Musikhochschule de Cologne, il s’installe à Bruxelles.

Il travaille comme chef de chant dans les trois maisons d’opéra du pays (Opéra Royal de Wallonie (Liège), Vlaamse Opera, Théâtre National de la Monnaie (Bruxelles)), puis développe son activité de directeur musical. Directeur musical de plusieurs productions au Palais des Beaux-Arts de Charleroi (PBA) (compagnie Ars Lyrica), il est également co-directeur artistique du spectacle Un Violon sur le Toit qu’il est amené à diriger à travers un large réseau de maisons d’opéra belges et françaises. En 2017-2018, il tournera dans le même cadre avec la production Les Parapluies de Cherbourg d’après l’oeuvre de Jacques Demy et Michel Legrand.

Il crée en 2016 le Candide Symphonic Orchestra, une formation symphonique large qui se produit notamment à Flagey (Bruxelles) dans le cadre de l’opération caritative Viva For Life (RTBF). 

Patrick Leterme dirige également de nombreux spectacles destinés aux enfants, dont l’opéra pour enfants Okilélé, qu’il compose en 2015 sur base d’un livre de Claude Ponti ; le spectacle est créé à Flagey (Bruxelles) avant de tourner à travers la Belgique (Théâtre Royal de Namur, Opéra Royal de Wallonie…) et d’être vu par des milliers de jeunes spectateurs. En 2016, il dirige la production Yôkai ! , adaptée d’un manga de l’auteur japonais Shigeru Mizuki.

En tant que pianiste, il développe de nombreuses collaborations avec des ensembles de musique de chambre (Khéops, Oxalys… ) ou des chanteurs (Jodie Devos, Anne-Catherine Gillet… )

Patrick Leterme travaille en radio et en télévision à la RTBF (service public belge francophone). Il co-présente en direct les soirées de finale du Concours Musical International Reine Elisabeth de Belgique (CMIREB) et développe les capsules vidéo Je Sais Pas Vous (JSPV – en coproduction avec Musiq’3, France Musique, Radio Canada et la Radio de la Suisse Romande), destinées à vulgariser la musique classique en quelques minutes avec la complicité de l’illustrateur Etienne Duval.


CONCERT LEGRAND ÉCRAN 17 OCTOBRE 2020 18H30 à l’Opéra Berlioz de Montpellier

Les plus grandes pages de musiques de films de Michel Legrand

Concert symphonique par l’Orchestre régional Avignon Provence et le Quintet Michel Legrand avec Patrice Peyrieras sous la direction de Jérôme Pillement, voix Jasmine Roy, Marie Oppert et Vincent Heden.

Durée : 1h30

NOTE D’INTENTION

Les plus grandes pages de l’histoire du compositeur au travers d’un concert réunissant ses plus grands succès mais aussi et surtout des titres moins connus du grand public.

Comment parler au mieux de Michel Legrand, si ce n’est au travers de son œuvre dantesque et des multiples créations musicales qu’il a orchestrées pour le septième art.

Beaucoup de gens connaissent Michel Legrand par l’intermédiaire de son association fructueuse avec le metteur en scène Jacques Demy, donnant lieu à des films célèbres comme : Les Demoiselles de Rochefort et Les Parapluies de Cherbourg.

Dans le cadre de cet évènement, nous souhaitons inviter le public à découvrir ou à redécouvrir d’autres œuvres du compositeur comme : Un été 42, L’affaire Thomas Crown, Le Mans, The Hunter, les films de Demy : Les Demoiselles de Rochefort, Peau d’Âne…, Le Sauvage de Rappeneau 


DISTRIBUTION

Direction musicale – Jérôme Pillement

II aborde l’opéra en 1992 en dirigeant La Périchole à Nantes puis de nombreux autres ouvrages dans toute la France. De 1994 à 1997, il est directeur des études musicales et chef d’orchestre à l’Opéra Orchestre national de Montpellier. Sa carrière éclectique l’a conduit à se produire dans tous les styles de répertoire à travers le monde : musique contemporaine, opéra français et opérette avec, entre autres, Jérôme Savary. En 2014, il a notamment dirigé la création de Michel Legrand Dreyfus à l’Opéra de Nice, et Don Quichotte à l’Opéra Den Jyske d’Aarhus au Danemark. En décembre 2015, il a dirigé La Chauve-souris à l’Opéra d’Avignon, et début 2016 une nouvelle production de La traviata au Théâtre de Bienne. En 2017 et 2018, il dirige La Veuve joyeuse également au Théâtre de Bienne. Il revient d’une tournée de Carmen avec l’Opéra National du Danemark.

Depuis 1992, il est directeur musical du festival Un Violon sur le Sable de Royan où il dirige chaque été des concerts qui accueillent des artistes de renommée internationale devant plus de 50 000 personnes.

En 2007, il crée le festival Folies d’O, opérette et comédie musicale sous les étoiles, à Montpellier, dont il est le directeur artistique et musical. Lors des dernières éditions, il a dirigé des œuvres telles que West Side Story, Cabaret, La Périchole, Orphée aux Enfers, La Chauve-souris, La Fille du régiment, Les Folies d’Offenbach. Depuis 2009, il est directeur artistique d’Opéra Junior à Montpellier.

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Pianiste et arrangeur – Patrice Peyrieras

Chef-d ’orchestre, compositeur, orchestrateur ou pianiste
Né en 1959, il étudie le piano dès l’âge de six ans. Il termine ses études de musique classique à l’âge de 22 ans et crée alors un laboratoire personnel de recherche en musique électro-acoustique ainsi qu’une société de production, d’édition musicale et d’enregistrement : Corydalis qui permet de réaliser en numérique commandes et créations.

Avec l’ Orchestre régional Avignon Provence

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Chorégraphe – Patrice Barthes  

Patrice Barthès crée sa compagnie en 1992 et présente un duo avec Sonia Sbardella pour La Biennale des Jeunes Créateurs à Valencia. Dans son travail, il alterne des créations pour la scène conventionnelle, l’espace théâtral, et des projets in situ révélant une forte dimension plastique. Patrice Barthès, invité régulièrement par le Festival Montpellier Danse multiplie les collaborations artistiques notamment sur le plan musical, allant jusqu’à chorégraphier les musiciens sur scène (1995). Ses propositions singulières et décalées s’inscrivent peu à peu dans le paysage chorégraphique avec cette ambition toujours très présente de faire participer le spectateur en l’invitant à découvrir la danse en un lieu singulier ou en lui proposant de participer physiquement. En France comme à l’étranger ce sont ce dialogue et cet échange permanents avec le spectateur comme partenaire qui fait l’originalité de la démarche du chorégraphe. En ne cédant rien à la recherche et à l’inventivité, Patrice Barthès s’efforce de donner à tous les outils pour accéder au plaisir de partager l’écriture chorégraphique. Cette danse qui nous emmène hors de nos repères, cette écriture contemporaine qui déplace notre regard sur le monde et sur le corps.  

De 2009 à 2015 Patrice Barthès a été artiste en résidence à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier.

Il travaille actuellement avec l’Ecole Nationale Supérieure d’Art Dramatique de Montpellier et se consacre au Tango, qu’il enseigne et met en scène.

Assistante Chorégraphe – Audrey Anselmi

Audrey Anselmi débute la danse à l’âge de 10 ans.

A la suite d’une formation professionnelle en danse classique, moderne et contemporaine dans le sud de la France, formée par des professeurs tels que Huguette Païo, Olivier Coste et Stéphane Mirabel, elle se professionnalise à travers de multiples expériences scéniques, cabaret, arts de la rue en tant qu’interprète mais aussi chorégraphe, complétée d’expériences comme comédienne auprès de la Compagnie Manuel Pratt. Elle découvre en 2010 le tango argentin qui devient son activité principale en tant que danseuse mais également enseignante auprès de Patrice Barthes chorégraphe, tous deux décident de travailler ensemble, et trouvent l’inspiration pour une interprétation contemporaine du tango traditionnel. Aujourd’hui, elle continue sa recherche du mouvement dans une gestuelle tango, et enseigne le tango argentin sur Montpellier, Sète et lors de nombreux stages à travers la France. Sa formation de danseuse professionnelle, ses multiples expériences scéniques, cabaret, arts de la rue, en tant qu’interprète mais aussi chorégraphe, complétée d’expériences comme comédienne, lui donnent l’inspiration pour une interprétation contemporaine du tango traditionnel. En 2013, Audrey rencontre Patrice.

Réalisation Vidéo – Luc Riolon

Après des études de mathématiques supérieures et 6 années de faculté de médecine, Luc Riolon débute la réalisation dans le cadre de sa faculté, puis rencontre les chorégraphes des années 1980 (Maguy Marin, Mark Tompkins, Josef Nadj, Daniel Larrieu, Odile Duboc, Josette Baiz, Angelin Preljocaj, etc…) avec qui il tourne de nombreuses recréations, captations et documentaires.

Il collabore pendant 12 ans avec Ève Ruggiéri pour son émission Musiques au cœur sur France 2. Il tourne avec elle de nombreux documentaires et captations sur la musique classique, l’opéra et la danse. À partir de 1999 il réalise des documentaires de vulgarisation scientifique et animaliers à travers le monde, en suivant les travaux de chercheurs de terrain attachés à la résolution d’une énigme particulière.

Ces deux domaines artistiques et scientifiques qui peuvent sembler éloignés l’un de l’autre sont pourtant, au regard de Luc Riolon, animés de la même démarche. Le désir de comprendre le monde, que ce soit par l’art ou par la recherche scientifique, et restituer cette découverte au plus grand nombre. Les scientifiques sont aussi de véritables artistes, en permanente création à la découverte de territoires inconnus et souvent vierges. Parmi ses documentaires scientifiques, on peut citer Tchernobyl, une histoire naturelle ?, L’Énigme du caïman noir, Voyage en eau trouble ou Delta du Nil : La fin du miracle. Ces documentaires ont reçu de nombreux prix dans des festivals internationaux.

Il crée en 2009 avec Charles Picq la série SCENES D’ECRAN (2009-2013), produite par Farid Rezkallah – 24 IMAGES : 50 captations et documentaires sur la danse contemporaine internationale. Actuellement Il coécrit et dirige la collection de 15 documentaires pour Arte « Aventures en terre animale » (diffusion 2016-2017) et vient de terminer un 52 mn sur l’art contemporain pour Arte France.

En 2009 il capte le premier défilé de mode en direct (Vuitton, Cour Carrée du Louvre) et depuis il capte (la plupart des cas en streaming) les défilés de mode des créateurs de Louis Vuitton, Givenchy, Yves Saint Laurent, Sonia Rykiel, Guerlain, Elie Saab, Valentino, Paul Smith, Chloé, Lan Yu, Carven, Juun J…


SOLISTES

Jasmine Roy

Dès l’âge de quinze ans, Jasmine Roy, qui étudie aux États-Unis et au Canada, se produit dans un bigband. À seize ans, sa passion pour le jazz la pousse à créer son propre quintette et, à dix-sept ans, elle fait ses débuts dans la comédie musicale (The Rocky Horror Show Live).

S’ensuit une série de premiers rôles au Canada (Puttin’ on the Ritz, Love Notes, Les Misérables, Chess, Starmania...) et en France (Starmania, Les Demoiselles de Rochefort). En 2014, elle se produit successivement dans Into the Woods, Les Parapluies de Cherbourg, Kiss Me, Kate et 42nd Street au Théâtre du Châtelet, où elle a eu le bonheur de travailler sous les directions de Lee Blakeley, David Charles Abell, Stephen Mears, Vincent Vittoz et Gareth Valentine. En janvier 2018 créa le rôle de Ruth dans la production de Wonderful Town à l’Opéra de Toulon sous la direction d’Olivier Benezech et de Larry Blank. L’an dernier on a pu également l’entendre en concert symphonique avec Michel Legrand puis au Théâtre Des Champs Elysées avec Natalie Dessay dans Between Yesterday and Tomorrow. Elle est MmeEmery dans la toute nouvelle production des Parapluies de Cherbourg en tournée depuis 2017, et sera Baker’s Wife dans la nouvelle production de Into The Woods par la Clef Des Champs.

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Marie Oppert

Depuis ses débuts à l’âge de 17 ans dans le rôle principal des Parapluies de Cherbourg au Théâtre du Châtelet aux côtés de Natalie Dessay et Michel Legrand, Marie Oppert est considérée comme la nouvelle « étoile montante de la comédie musicale ».

Elle a suivi la formation musicale complète de la Maîtrise du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris qui lui offre également ses premières expériences professionnelles dans des rôles d’enfants (Le Voyage de Pinocchio mis en scène par Sandrine Anglade, The Sound of Music et Street Scene au Théâtre du Châtelet, Alice, la comédie musicale au Théâtre Clavel). Après son baccalauréat, elle est la plus jeune lauréate à recevoir la bourse Fulbright de la Commission franco-américaine afin de se spécialiser en comédie musicale au Marymount Manhattan College de New York («Bachelor of Arts»). Pendant ces études, elle se produit dans le rôle de Chloe dans Wonderland au York Theatre. Actuellement, elle continue sa formation lyrique avec Chantal Mathias.

Elle obtient en 2017 le prix d’interprétation du Concours international de chant de Marseille (catégorie opérette) ainsi que le Special Award du concours Lotte Lenya de la Fondation Kurt Weill.

Pour la réouverture du Théâtre Marigny à Paris, Marie Oppert a interprété le rôle-titre de Peau d’Âne dans la première adaptation scénique de l’œuvre de Jacques Demy et Michel Legrand mise en scène par Emilio Sagi. Ses autres rôles principaux de comédie musicale incluent : Hodel dans Un Violon sur le Toit mis en scène par Barrie Kosky à l’Opéra National du Rhin, Eliza Doolittle dans My Fair Lady avec La Fabrique Opéra, Johanna dans Sweeney Todd mis en scène par Olivier Bénézech à l’Opéra de Reims ou Lucile dans Quand la guerre sera finie de Nicholas Skilbeck au Festival OFF d’Avignon.

Dans le répertoire de l’opérette française, elle a chanté Louise dans Les Mousquetaires au Couvent au Theatre de l’Odéon de Marseille et Monique dans Un Soir de Réveillon avec la compagnie des Brigands. Au théâtre, elle a joué Aglaé Ivanovna dans une adaptation de L’idiot de Dostoïevski au Festival OFF d’Avignon et au Théâtre 14 de Paris et Juliette dans Roméo et Juliette au Théâtre des Champs Elysées dans une mise en scène de Yann-Joël Collin. Elle a enregistré le rôle-titre du conte musical de Timothée de Fombelle Georgia, Tous mes Rêves Chantent pour Gallimard Jeunesse avec l’Ensemble Contraste.

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Vincent Hedden

Vincent Heden commence la musique à l’âge de 5 ans (orgue et accordéon classique). Parallèlement, il pratique le théâtre et la danse. Ses rencontres artistiques le mènent très rapidement au chant et au piano. En 1996, il débute dans la troupe de Roger Louret (Les Années Twist, La Vie Parisienne). Il rencontre en 1997 Yaël Benzaquen, qui lui permet de s’épanouir dans sa pratique du chant. Il découvre en Belgique le monde de la comédie musicale anglo-saxonne en interprétant Harold Bride dans Titanic de Maury Yeston à l’Opéra Royal de Wallonie. En 2001, on le retrouve dans Chantons sous la pluie (Molière du spectacle musical). Il est ensuite l’Ange Déchu dans Anges & Démons de D.Hollier et L.Couson, le Soldat Inconnu dans Le Paris d’Aziz et Mamadou d’Alain Marcel à l’Opéra Bastille, Judas dans Jesus-Christ Superstar à Bruxelles. Puis il incarne le personnage de Tintin dans Tintin et le temple du soleil, dont Didier Van Cauwelaert signe l’adaptation française. Aux côtés de Catherine Ringer, il sera Pablo dans Concha Bonita d’Alfredo Arias au Théâtre national de Chaillot. Dans Camille C. de J.Kerr (Molière du spectacle musical 2005), il joue Paul Claudel, Jessie Lipscomb et le Dieu Hermès, narrateur fantaisiste et facétieux de cette tragédie musicale. Il obtient cette année-là le prix de l’interprète masculin du Festival Les Musicals pour ses prestations dans Camille C. et Un Violon sur le Toit, dans lequel il joue le rôle de Motel Kamzoil. On le retrouve dans l’Illusion Comiquede P. Corneille et La Ronde d’A. Schnitzler (m.en sc. M.Bierry) au Théâtre du Poche Montparnasse, puis dans Panique à Bord de S.Laporte et P.Laviosa (m.e.s. A. Boury) dans le rôle de Kevin pour lequel il obtient à nouveau le prix de l’interprète masculin des Musicals. Il joue le rôle de Randy Curtis dans Lady in the Dark de I.Gershwin, M.Hart et K.Weill (m.e.s. J-.Lacornerie, coproduction Opéra de Lyon/Opéra de Rennes). Petite parenthèse New-Yorkaise avec Metropolita(i)n de C.Mirambeau, K.Bloom et B.Kleinbort, joué au Laurie Beechman theatre de la 42ème rue, avant que Nina Companeez le choisisse pour incarner le diabolique violoniste Charles Morel dans À la Recherche du Temps Perdu adapté de l’oeuvre de Marcel Proust, aux côtés de Didier Sandre et Dominique Blanc. Après avoir joué le rôle du Docteur Frankenstein au Théâtre Dejazet (m.en.sc N. Grujic) dans Frankenstein Juniorde Mel Brooks Vincent interprétera d’affilée l’Idole des jeunes dans Salut les Copains, Estelle dans Disco et Ombre dans Love Circus, mis en scène par Stéphane Jarny et Agnès Boury. Puis direction Nice pour interpréter le rôle-titre du nouveau musical de M. Legrand et D. Van Cauwelaert : Dreyfus. S’ensuivront Les rôles de l’Oiseau, de l’extra-terrestre et du Prince Charmant dans Emilie Jolie, un Cabaret Desnos conçu et mis en scène par Marion Bierry, et dernièrement Féderigo de Camille Germser, d’après la nouvelle de Prosper Mérimée. Au cinéma il joue aux côtés d’Alex Lutz dans Guy, en doublage il est entre autres la voix française de Jared Leto dans Dallas Buyers Club et Blade Runner 2049.


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QUINTET MICHEL LEGRAND 

Trompettiste – Nicolas Gardel

Nicolas Gardel débute la trompette à l’âge de sept ans et intègre rapidement la classe d’Albert Calvayrac au Conservatoire de Toulouse. Il obtient brillamment un 1er prix de trompette.

Il est admis quelques années plus tard en classe de jazz au Conservatoire Supérieur de Paris au sein duquel il aura l’opportunité de travailler avec des musiciens renommés tels que François Theberge, Riccardo Del Fra, Glenn Ferris ou Chris Potter.

En 2005 il rejoint le prestigieux Big Band de l’Armée de l’Air dirigé par Stan Laferrière. Parallèlement, il entame une carrière de sideman reconnu et chacune de ses apparitions est unanimement saluée par le public et la presse aux côtés d’artistes de renom : Yuri Buenaventura, David Sanborn (trois tournées européennes), Laurent Mignard, Henri Texier, Nicholas Payton, Electro Deluxe, le Big Band 31 (accompagnant David Linx, Richard Galliano, Kellylee Evans…), le Tuxedo Big Band, Captain Mercier, Phillipe Laudet, Rémi Panossian, Zebda, Manolin, Tirso Duarte, Orchestre de chambre de Paris, 1er trompette de l’Orchestre de Michel Legrand …

Riche de ces belles rencontres, Nicolas Gardel développe aujourd’hui ses propres projets nourris de son expérience et de sa créativité. Il se produit sur les plus grandes scènes (Chapiteau Jazz in Marciac – Co-plateau avec Ibrahim Maalouf, Jazz à Vienne, La Défense Jazz Festival, Montreux Jazz Festival …)

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Trombonne – Denis Leloup

Après des études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il obtient un premier prix en 1980.

Il joue et a joué dans de nombreux orchestres parisiens : Michel Legrand, Jean-Loup Longnon, Denis Badault, Laurent Cugny, Gérard Badini, Patrice Caratini (Caratini Jazz Ensemble), Martial Solal, le Pandemonium de François Jeanneau, Antoine Hervé, Quoi de neuf docteur ?…

Il a collaboré avec Magma entre 1983 et 1986, notamment sur l’album Merci.

Il a fait partie de l’Orchestre national de jazz en 1986 sous la direction de François Jeanneau, puis de 1987 à 1988 avec Antoine Hervé.

Il a joué dans le quintette de cuivres Blocs-Notes pour lequel il a écrit une partie de la musique. Il a participé à de multiples petites formations : S.O.S. quintet, Francis Lockwood quartet, Jean-Louis Chautemps quartet, Zool Fleischer quintet, Agora (Jean-Marc Jafet), Daniel Humair Réunion, Hervé Sellin sextet. Michel Petrucciani fait appel à lui au sein de son sextet (Stefano Di Battista, Flavio Boltro, Anthony Jackson, Steve Gadd) pour la tournée 1997-98. Il a aussi accompagné Dee Dee Bridgewater.

On a pu l’entendre aux côtés de Bill Watrous, Shelly Manne, Dizzy Gillespie, Woody Shaw, Walter Bishop, Kenny Wheeler, André Ceccarelli, Alain Jean-Marie, Ricardo Del Fra, Andy Emler, Philippe Macé, Michel Petrucciani, Michel Legrand…

Il participe à trois reprises au concert de l’union Européenne des Radios.

2002, il forme un duo avec Zool Fleischer, avec lequel il enregistre l’album ZOOLOOP.

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Batterie -François Laizeau

Dès les années 70, il étudie la batterie auprès du fameux Dante Agostini.
Son talent et sa polyvalence unique ont rapidement pu s’épanouir au sein de formations aussi puissantes qu’éclectiques.
Batteur incontournable de la scène jazz en France, on le retrouve ainsi aux cotés de : Magma, Michel Legrand, Nathalie Dessay, Eddy Louiss, Tania Maria, Alan Stivell, Louis Sclavis, Michel Portal, Emmanuel Bex, l’Orchestre National de Jazz (de Denis Badault 1991-1994 et Didier Levallet 1997-2000), Larry Schneider, Jean-Marc Padovani, Kenny Wheeler, Domique Pifarely, Eric Barret, François Jeanneau,Martial Solal, Toots Thielemans, Monica Passos, François Couturier, et bien d’autres…
Pédagogue passioné (et passionnant), il est également un spécialiste de l’histoire de la Batterie à travers sa conference musicale «Histoire Drum».

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Contrebasse – Pierre Boussaguet

Des salles de bal du Sud-Ouest de la France, où il est né à Albi en 1962, Il fera de son swing un Jazz joyeux et mélodique. Dans sa recherche sonore, le concert du trio de Ray Bryant le détermine: Il sera contrebassiste de Jazz. Un choix de vie pour une musique d’exigence et de liberté. Par sa personnalité, remarqué par Monty Alexander en 1986, et Guy Lafitte avec qui il fera un bout de chemin (1986-1998)Oscar Peterson disait de Ray Brown «Nous avons respiré ensemble»Pierre Boussaguet et Ray Brown (1988-1994) étaient dans cette respiration à l’unisson: 2 albums «Two Bass Hits » Diana Krall et Pierre, en 2002 « Cry Me a River» l’harmonie d’où Jaillit l’émotion (tournée mondiale pour l’album The Look of Love)Lalo Schifrin, depuis 1996, avec Pierre l’expérience de la collaboration fructueuse: Jazz Meets The Symphony Lalo dit: « Pierre Boussaguet fait partie de la lignée des grands bassistes de l’histoire du Jazz et pour ma part, je m’estime chanceux d’avoir pu collaboré avec lui »Avec Michel Legrand, depuis 2009, l’ignorance de l’effet…inspire la découverte dans l’action, une densité d’atmosphère, murmure du silence où surgit à cet instant le son à son extrême beauté, où tout est possible! Michel dit: «Si vous désirez jouer un jour de la contrebasse aussi bien que Pierre Boussaguet, étudiez sa méthode, travaillez, et remerciez-le pour cet ouvrage » bel acte! Pierre, le compositeur, est un fin mélodiste: « Talma » sa balade mélancolique sert toujours de générique de fin dans l’émission radio « La prochaine fois je vous le chanterai » sur France Inter présentée par Philippe Meyer. Escapades rythmiques… Aisance… Rien n’annihile son goût de désirs d’expériences…Travail d’orfèvre… Il s’épanouit au fil du temps

2019 – Les Folies d’Offenbach

Les deux cents ans de la naissance d’Offenbach sont l’occasion rêvée pour redécouvrir une partie des plus grands airs de son œuvre. C’est ainsi que sont nées Les Folies d’Offenbach qui nous feront passer de La Vie Parisienne aux Contes d’Hoffmann croiser Les Brigands et retrouver La Belle Hélène, La Grande Duchesse de Gerolstein et La Périchole.

Pour mettre en scène ce spectacle Jérôme Pillement a fait appel à Marion Guerrero metteuse en scène montpelliéraine formée à l’ENSAD, fille spirituelle d’Ariel Garcia Valdès.

MARION GUERRERO

Actrice et metteuse en scène

            Après sa formation à l’École Nationale Supérieure d’Art Dramatique de Montpellier de 1994 à 1997, elle rejoint l’Atelier Volant du Théâtre National de Toulouse en 1998.


En 1996, elle fonde la Cie Tire Pas La Nappe avec Marion Aubert et Capucine Ducastelle. Depuis lors, elle exerce au sein de cette compagnie en tant qu’actrice et metteuse en scène. Elle met également en scène pour d’autres compagnies et est membre du jury d’entrée et intervenante régulière, pour les classes professionnelles de l’ENSAD de Montpellier ainsi que de la Comédie de St Étienne.

Note d’intention :

JULIE MÉJEAN, ASSISTANTE MISE EN SCENE
ANNE LOPEZ, CHORÉGRAPHE

LA TECHNIQUE

DANIEL FAYET, SCÉNOGRAPHE


OLIVIER MODOL, CRÉATEUR LUMIÈRES
MARIE-FRÉDÉRIQUE FILLION, CRÉATION COSTUMES

LES ARTISTES

JÉROME PILLEMENT, DIRECTEUR MUSICAL
MÉLANIE BOISVERT, SOPRANO



ANTOINETTE DENNEFELD, MEZZO-SOPRANO

ARMANDO NOGUERA, BARYTON
LOÏC FELIX, TÉNOR

LES COMÉDIENS

ÉLODIE BUISSON, COMÉDIENNE
JULIEN BODET, COMÉDIEN

2018 – La Fille du régiment

L’œuvre . Sur un air de ténor surnommé « Le Mont Everest » du bel canto

Créé à l’Opéra-Comique de Paris le 11 février 1840, La Fille du Régiment est un opéra- comique, mais cette classification ne laisse rien deviner de sa fibre comique.

En effet, le terme d’opéra-comique désigne un style d’opéra dans lequel s’alternent scènes chantées et parlées. Rien n’empêche alors à un opéra-comique de révéler une histoire tragique, comme celle de la célèbre Carmen.

Le livret de La Fille du régiment est intimement lié à son époque. Inventé de toute pièce par Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges et Jean-François Bayard, il est empreint du sentiment patriotique qui envahit à ce moment-là la France, et glorifie la légende napoléonienne. Avec son patriotisme affiché, cette œuvre devient incontournable sous le second empire.

L’insolence du personnage principal est l’un des attraits les plus puissants de l’ouvrage. Le plus illustre des opéras militaires nous présente Marie comme une déesse de la guerre qui traite d’égal à égal avec les soldats. Le bel canto italien est particulièrement présent dans le traitement vocal de ce personnage, et permet à l’héroïne de briller par sa virtuosité.

L’ouvrage est particulièrement renommé pour l’air du ténor « Ah ! Mes amis, quel jour de fête ! » qui comporte 9 contre-uts et lui vaut le nom de « Mont Everest » du bel canto.

L’insolence de Marie a largement inspiré Offenbach dans ses créations. En effet, La Fille du régiment servira de modèle à l’opérette française et à ses avatars autrichiens de la seconde moitié du XIXème siècle.

Dino fait son crooner, Shirley fait sa crâneuse.

Les parents de Gilles sont italiens. Tout petit, il écoute ces magnifiques mélodies, empreintes de lyrisme, que diffuse le transistor trônant sur le buffet de la cuisine, pendant que la Mama fait les pâtes en chantant.

Le répertoire s’impose : les chansons italiennes ! Come prima, Da une lacrima sul viso, Tu vuo’ fa’ l’Americano, Bella Ciao !

Il ne s’agit pas d’un simple tour de chant, mais d’un spectacle original où la chanson croise la comédie (à l’italienne) ; où Dino raconte sa famille, l’arrivée dans l’Est de la France, les vacances en Italie du sud, dans les Pouilles, la nona (grand-mère), les fêtes, les joies, les peines… Il interpelle son public, le public répond, on blague, on se dévoile, on rit, on s’émeut, on voyage.

PAS DE DINO SANS SHIRLEY

Shirley profite du show de Dino pour faire sa crâneuse. Elle le rejoint sur scène, chante, danse, joue les présentatrices, les pin-up, change de robe à chaque apparition. Ce n’est plus ni tout à fait la même ni tout à fait une autre… et entre deux chansons on retrouve avec bonheur, le duo dans ses improvisations.

UNE MISE EN SCÈNE EN TOUTE COMPLICITÉ

Sous l’œil bienveillant de Corinne qui travaille en complicité depuis toujours avec son crooner adoré, le spectacle se crée, se recrée chaque soir. Bien sûr une base, une trame tient le spectacle mais à chaque représentation tout peut arriver, c’est l’enjeu même ! Gilles, en bon italien, possède ce sens inné de la comédie, une faculté à toujours inventer, en fonction du soir, des envies, du public.

LE SECRET DE LA SAUCE TOMATE

En Italie, cuisiner c’est sacré ! Gilles donne à chaque représentation le secret de la recette de la sauce tomate de sa grand-mère, la nona. Il la mitonne sur scène et pour rester fidèle à la générosité italienne, le public est convié, à la fin de la représentation, à manger les pâtes.

DE FORMIDABLES MUSICIENS

La présence de quatre musiciens exceptionnels enrichit le spectacle, Alvaro Bello – guitariste, Benoîts Raffin – percussionniste, Arnaud Sacase – saxophoniste et Vadim Sher pianiste. Issus d’univers musicaux différents, ils mêlent leur savoir-faire et harmonisent leur style afin de servir au mieux la subtilité des mélodies italiennes. Au- delà de leur talent, ils participent avec enthousiasme à tous les jeux de scène, chorégraphie et improvisation du spectacle.

2017 – La chauve – souris

L’œuvre

Opérette viennoise… N’y aurait-il pas là un parfum de pléonasme ? Comme s’il pouvait y avoir une autre patrie de l’opérette que la ville de la valse, de l’insouciance, de l’élégance des crinolines et des uniformes à brandebourgs… En cette année 1874, quand Vienne découvre La Chauve-Souris, Paris s’est abîmé dans sa guerre perdue et sa Commune sanglante. Alors c’est dans la capitale impériale que, désormais, on danse, on chante, on entraîne les masques dans des tourbillons de plaisir.

Et quel plus beau tourbillon que celui de La Chauve-Souris ? Quel plus beau fracas de fête que celui conduit par Johann Strauss-le-fils, lui qui faisait valser princesses et lingères sur des mélodies impossibles à oublier une fois, une seule fois, entendues ? La Chauve-Souris, c’est cela : un long cortège de noceurs en goguette, de masques derrière lesquels, comme jadis chez Mozart, s’égarent épouses et  maris, d’aristocrates désabusés et de soubrettes délurées. Valsez passions ! Valsez amours !

Et peu importe l’intrigue, peu importe cet extravagant costume de carnaval, ce déguisement de chauve-souris qui appelle de sombres vengeances : c’est bien le dernier emprunt de Vienne à Paris puisque l’idée vient de Meilhac et Halévy, les librettistes d’Offenbach. Mais c’est Vienne désormais qui boit le champagne, Vienne qui danse… Et c’est Strauss qui mène le bal. Eblouissant. Viennois…

Note d’intention

Par Benoît Bénichou, metteur en scène

La Chauve-Souris, farce tragique… ou La Vengeance de la chauve-souris… La vengeance de Falke ou la descente aux enfers d’Eisenstein.  Comment une farce devient un véritable cauchemar. Un face-à-face violent sur une musique à première vue légère…

La Chauve-Souris est avant tout une farce. La farce est là, certes, mais elle n’est que le point de départ et le fil conducteur d’une vengeance amère. Falke, avec l’aide de son ami le Prince Orlofsky revient le temps d’une soirée, méticuleusement préparée depuis des années, se venger d’une profonde humiliation vécue il y a plus de dix ans. Eisenstein y perdra beaucoup.

La farce… L’illusion… Un domaine… Le domaine d’O… d’Orlofsky… Un théâtre… Son théâtre… 

La Chauve-Souris et la question du théâtre. 

Rosalinde, ex-chanteuse, Alfred, son amant, chanteur, Eisenstein, son mari, pseudo-chanteur, Adèle, femme de chambre, se fait passer pour une comédienne et rêve de faire du théâtre, Ida sa soeur, danseuse à l’opéra… Les personnages se font passer pour d’autres, il est aussi question d’auditions… Le théâtre est omniprésent dans cette œuvre. Il semble évident de ne pas écarter cette composante importante dont la plus évidente est la Farce elle-même. Une farce/vengeance organisée. Une pièce dans la pièce… Un jeu violent dans une réalité… 

Falke, metteur en scène de la soirée, engage des comédiens, figurants  afin de mettre en action sa vengeance. Sous le regard blasé, désabusé de son ami Orlofsky, Prince décrépi, Falke, Rosalinde et Eisenstein se déchirent sous nos yeux… sur scène… un théâtre en décrépitude à l’image de son propriétaire le Prince Orlofsky. Les ors du passé ressurgissent le temps d’une vengeance qui profitera également à Orlofsky à qui Falke réserve une surprise de taille… 

J’ai souhaité également travailler sur une nouvelle traduction et une réécriture des textes parlés à partir de la pièce de théâtre originale, Le Réveillon de Meilhac et Halévy, présentée au théâtre du Palais-Royal en 1872.

2016 – ORPHÉE AUX ENFERS

L’histoire

C’est le mythe d’Orphée à l’envers. Eurydice déteste la musique de son époux et batifole avec un berger. Orphée s’intéresse aux nymphes et se réjouit d’apprendre la «mort» de son épouse enlevée par Pluton. Mais l’Opinion publique s’en mêle et contraint Orphée à réclamer justice auprès de Jupiter. L’enquête entraîne tout l’Olympe aux Enfers.

L’œuvre

Les faits

Avec Orphée aux Enfers, Offenbach goûte pour la première fois aux joies de la liberté de créer. Enfin il peut sortir des contraintes imposées par les lois qui régissent la production de spectacles. La durée du spectacle, le nombre de scènes, d’actes, d’instruments, de personnages, la possibilité d’avoir un chœur et donc une vraie troupe, offrent au compositeur les moyens d’exprimer son véritable talent.

Le public ne va pas s’y tromper et, passé l’étonnement dû à la nouveauté de la forme, du traitement irrévérencieux d’une matière et d’une thématique considérée intouchable, il va réserver un triomphe à son compositeur. Deux cent vingt-sept représentations seront données d’affilée, ce qui renfloue les caisses d’un théâtre sans cesse au bord de la faillite.

Cet Orphée passe vite les frontières et finit par incarner l’esprit français, irrespectueux, sarcastique, gouailleur et qu’Offenbach tient toujours dans les limites de cette bienséance teintée d’une pointe de finesse. Après avoir donné aux dieux une vie humaine dans ce qu’elle a de plus trivial, après s’être moqué du genre en composant des pages hilarantes de bisous et de bzzz bzzz, il offre – comme à son habitude – un portrait caustique de la société de son temps.

En 1874, après avoir obtenu la direction du Théâtre de la Gaîté, Offenbach propose une version augmentée de son Orphée aux Enfers qui se présente maintenant sous forme d’«opéra féérie» en quatre actes et douze tableaux. Dans cette version qui dure deux fois plus de temps, apparaissent vingt nouveaux rôles, quatre-vingts danseurs, cent choristes et un orchestre de plus de cent musiciens.

Le nouveau format plaît tellement au public qu’il permet à l’œuvre d’arriver à sa millième représentation en 1878.

Nous proposons ici une version qui mêle les deux versions originales.

2015 – LA Périchole

Argument

A Lima, la Périchole et Piquillo, couple de chanteurs des rues, n’ont guère de succès et ne parviennent même pas à gagner assez d’argent pour se marier. Sorti incognito du palais, le vice-roi du Pérou, Don Andrès de Ribeira, cherche à s’encanailler auprès du bon peuple. Piquillo parti faire la quête, la Périchole s’endort pour oublier sa faim. Le vice-roi, terrassé par un coup de foudre pour la belle saltimbanque, lui propose alors de l’emmener à la Cour en qualité de Dame d’honneur. Poussée par la faim, la Périchole accepte et laisse une lettre d’adieu à Piquillo, lui expliquant son geste.

Désespéré, Piquillo est sauvé par le premier gentilhomme de la Cour, qui lui propose d’épouser la future favorite du vice-roi pour sauver les apparences.

La noce est célébrée sans que Piquillo, ivre, ne se rende compte de l’identité de son épouse qui n’est autre que sa maîtresse la Périchole. Le lendemain, Piquillo informe la Cour qu’il en aime une autre et qu’il doit la retrouver. Il se rend alors compte que son épouse, la favorite du vice-roi, n’est autre que celle qu’il aime. Fou de rage, Piquillo insulte le monarque, qui le jette au cachot. En prison, la Périchole rend visite à son bien-aimé, à qui elle confie n’avoir pas cédé aux avances de Don Andrès. Alors qu’elle tente de faire évader Piquillo, le vice-roi les surprend et les fait enfermer tous les deux. Parvenant à s’échapper, les deux baladins retournent chanter leurs malheurs dans la rue. Le vice-roi les retrouve mais, ému par leur chant, il les laisse se marier et avoir des enfants.

2014 – CABARET

Willkommen ! Bienvenue ! Welcome !    

WILLKOMEN !

Cabaret, c’est le musical d’Harold Prince à Broadway. C’est aussi Liza Minnelli dans le film de Bob Fosse.

Cabaret, c’est un récit qui se sert de la morosité profonde d’un peuple en quête de plaisirs et distractions comme trame de fond.

Cabaret, c’est surtout un spectacle qui n’échappe pas à la cruauté d’une période de l’histoire pendant laquelle l’humanité a dû se battre pour rester vivante.

Cabaret, ou presque 50 années de la vie d’un spectacle qui n’a pas fini de nous étonner tant ses ressources sont inépuisables.

Bienvenue !      

Olivier Desbordes, Jérôme Pillement et la vingtaine d’artistes de la troupe porteront ce récit qui nous renvoie dans l’Allemagne du début des années 30, dans cette société en pleine mutation prête aux excès du pire. Une société qui prépare l’arrivée d’Hitler, qui organise la machinerie du nazisme et échafaude la marginalisation criminelle des juifs. On se retrouve confronté à la réactivité de cette société nourrie par les effets d’une crise économique qui promet la « misère pour tous ».

Welcome !      

Olivier Desbordes, qui depuis presque 10 ans a ouvert pour partie sa fantaisie et son imaginaire de metteur en scène à l’univers significatif du cabaret allemand, va très logiquement se consacrer à cette nouvelle aventure artistique. En effet, Cabaret est l’œuvre anglo-saxonne qui a parfaitement réussi à s’approprier cet univers onirique, cauchemardesque et décadent des cabarets berlinois, à l’image de ce lieu emblématique du spectacle : le Kit Kat Klub.

Sans oublier l’incroyable partition musicale de Cabaret. Le jazz qui fit son apparition au début des années 20 dans les cabarets allemands était un art exotique, synonyme de liberté, une musique venue tout droit des USA, une forme d’exutoire face à la grisaille ambiante.Mais les illusions de liberté de ce grand pays lointain s’estompèrent avec la montée du nationalisme.

Cabaret reste cette œuvre au foisonnement artistique intense qui lui confère une dimension fascinante auprès du public.

Ladies and gentleman, let me introduce you… The CABARET !

2013 – West Side Story Exemplaire

LE MONDE FASCINANT DE WEST SIDE STORY

LE MONDE FASCINANT DE WEST SIDE STORY

Aux quatre coins de la planète, cette même vieille histoire revient sans cesse : deux êtres d’origines différentes se rencontrent, tombent amoureux et se jurent éternelle fidélité. Mais partager ce bonheur, ici ou là, hier ou aujourd’hui, est un rêve inaccessible.
D’un bout à l’autre, West Side Story est une œuvre à forte dimension émotionnelle. Il est question d’amour, de jeux, de flirt, de danse, de rire et de rêve. Mais il s’agit aussi de « l’ennemi », de l’autre, de celui qui est différent, de celui qui ne respecte pas les mêmes codes d’honneur : c’est la guerre des gangs dans un quartier mal famé de New York.
Ils sont tous jeunes et rejettent l’univers conventionnel et ennuyeux des adultes. Pourquoi l’accepteraient-ils ? Leur avenir semble aussi morose que les arrière-cours des immeubles qui les ont vus grandir.
La rue est leur territoire, leur patrie. Ils luttent pour sa défense.
Cinquante ans après sa création, West Side Story est toujours d’actualité. Après des débuts sensationnels en septembre 1957 au Winter Garden Théâtre de Broadway et le succès unanime de la première représentation européenne, en 1958 au Her Majesty’s Theatre à Londres, le superbe film attira des millions de spectateurs aux quatre coins du monde. Réalisé par Robert Wise et Jerome Robbins et couronné par dix oscars en 1961, le film resta à Paris cinq années d’affilée à l’affiche du cinéma George V, sur les Champs Élysées.
Réaliser une adaptation de la tragédie Roméo et Juliette, de Shakespeare, pour en faire un spectacle contemporain fut pour Jerome Robbins un travail de longue haleine. En collaboration avec trios autres artistes talentueux – le compositeur Leonard Bernstein, le librettiste Arthur Laurents et le parolier Stephen Sondheim – cette équipe parvint à créer une œuvre d’art totale, complexe et absolument captivante d’un point de vue dramatique, dans laquelle musique, paroles et chorégraphie ne font qu’un.

De par ses dialogues concis, le livret reste l’un des plus courts qui n’ait jamais été écrit dans le genre. Dès les premières mesures, l’ambiance est donnée et les deux bandes rivales font leur apparition. Le spectateur se voit immédiatement catapulté dans l’Upper West Side new-yorkais, dans ce microcosme d’immigrants et se retrouve, sans plus attendre, au coeur du drame.
L’acquisition des droits de représentation de la production originale de West Side Story doit satisfaire les exigences des ayants-droit et correspondre aux critères stricts de son auteur.
Le regretté Michael Brenner, le producteur et imprésario allemand a eu l’audace et le courage de remonter, pour une tournée internationale, une production hors pair de West Side Story en tous points fidèle à la version d’origine de Broadway. Pour ce faire, il s’est entouré d’une équipe d’artistes d’envergure qui a su redonner à cette œuvre extraordinaire un nouveau souffle, et a fait de cette production un événement théâtral de premier ordre que le public n’oubliera pas.
Après avoir été présenté sur le continent asiatique (Pékin, Macao, Singapour, Bangkok, Tokyo) et avant de se produire en Australie, le spectacle a tourné en Europe pendant plusieurs semaines où il fut donné à guichets fermés notamment au Théâtre du Châtelet à Paris et au Sadler’s Wells à Londres où plusieurs prix du monde du théâtre britannique lui ont été décernés, notamment dans la catégorie « Best Revival », lors de la cérémonie des Olivier Awards de 2008.
C’est dans la mise en scène et l’adaptation chorégraphique de Joey McKneely, ex-danseur soliste et assistant de Jerome Robbins, sous la direction musicale du chef d’orchestre américain Donald Chan et avec une distribution entièrement renouvelée, que West Side Story retrouve aujourd’hui la scène du Théâtre du Châtelet.