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2020 – Les Folies Éclatées

LES FOLIES D’O VOUS SOUHAITENT UNE BONNE ANNÉE 2021 EN MUSIQUE !

Pour vite oublier 2020 et pour bien commencer cette nouvelle année, nous vous invitons à écouter en ligne le quintet Michel Legrand enregistré pour vous le 18 décembre dernier au Théâtre Jean Claude Carrière.

https://www.youtube.com/watch v=gqyDH4a2deM&feature=youtu.be

En attendant de vous retrouver en juillet prochain, nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année. 

La malle aux trésors Michel Legrand

L’ennui avec Michel Legrand, c’est qu’il était partout à la fois. Etait-il jazz ? Post-classique lui qui avait étudié piano et composition au sein du vénérable Conservatoire national de Paris ? Était-il compositeur pour musiques de films, trois Oscars quand même ?  Ou simple auteur de chansons ? Etait-il « Peau d’âne » ou « Parapluies », primesautières « Sœurs jumelles » ou mélancoliques « Ronds dans l’eau » ? Partout à la fois, vous dit-on. Et la rationalité française qui n’aime rien tant que les étiquettes bien classifiantes, avait du mal à lui en attribuer une. Il faut dire qu’il y mettait du sien : faisait-il chanter Natalie Dessay qu’il la tenait à cent lieues de l’opéra. Venait-il de boucler les arrangements pour un disque de Nana Mouskouri qu’aussitôt il composait un concerto. Ou un ballet. Ou un opéra.

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Il n’est pas jusqu’au jazz où il ne conservait quelque chose d’irréductiblement français, de subtilement à part. Une anecdote dit tout : lors d’une session avec Miles Davis, John Coltrane, Bill Evans –excusez du peu- Michel Legrand depuis son piano s’était soudain mis à ordonner à ses suiveurs de luxe : « Get out ! Get out ! ». « Sortez ! » si on souhaite le sous-titre. Fâcheuse confusion avec « Get up ! », interjection qui était censée encourager Miles, John et Bill à se lever pour donner plus d’élan à la reprise.

Pour autant les grands du jazz ne lui marchandaient pas leur admiration. Mais voilà, c’était Legrand : trop français pour être tout à fait jazz, trop jazz pour être tout à fait un sage compositeur français. Inutile de dire que cette diversité est, pour cette édition des Folies d’O transmutée en Festival Legrand, une malle aux trésors. En cinq soirées, c’est tout ce chatoyant héritage qui va être déballé sur la scène de l’amphi d’O. La comédie musicale bien sûr avec « Les Parapluies de Cherbourg » ; le jazz avec le quintet historique de Michel Legrand ; les grandes pages écrites pour le cinéma avec orchestre symphonique, danseurs, chanteurs, clins d’œil sur écran et, à la baguette, notre directeur artistique Jérôme Pillement, lui qui dirigea le dernier opéra de Michel Legrand « Dreyfus » …

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« Get up !”  pour Michel Legrand. J. VILACEQUE

RENSEIGNEMENTS :   www.folieslyriques.com Billetterie 07 49 25 69 39


LES PARAPLUIES DE CHERBOURG 22 & 23 Décembre au théâtre Jean Claude Carrière . Les représentations sont annulées suite aux dernières mesures gouvernementales

Comédie musicale : Musique de Michel Legrand, paroles de Jacques Demy, Direction Patrick Leterm.

Durée: 1h30

NOTE D’INTENTION

Un drame en chanté

– C’est peut-être le bonheur qui me rend triste…

– Mais c’est bête.

Quelques années après Les Parapluies de Cherbourg, la chanson-titre des Demoiselles de Rochefort sera rythmée percutante comme une Catherine Deneuve saisissant une trompette. Mais dans Les Parapluies, c’est tout l’inverse : le thème principal s’épanche aux violons, et son plaisir est fait de mélancolie.

Chez Jacques Demy il y a du bonheur dans la tristesse, et de la tristesse dans le bonheur. Il veut, à travers un langage lyrique, « exprimer les sentiments avec une certaine intensité».

Mais il se garde en permanence du ridicule qui menace tout mélo. Puisque c’est un drame, il faut l’alléger. Puisque c’est un drame, il s’agit d’échapper à toute accusation de pathos lourdaud. Alors, Les Parapluies de Cherbourg seront parcourus de légers sourires et d’apparentes banalités. Et l’on voit ainsi une tragédie se construire au fil de situations terriblement concrètes, de dialogues simplissimes, de mots anecdotiques.

Au-delà des émotions, le mélange des opposés s’appliquera aussi aux couches sociales : un garagiste tombe amoureux d’une fille de la petite bourgeoisie, et leur histoire, pourtant absolument urbaine et réaliste, se voit parée de musique et de couleurs saturées dignes d’un conte de fées… Une trajectoire qui, comme la vie de Jacques Demy (dont le père était garagiste), va du gris du cambouis vers l’imagination du cinéma… Et le cinéma de Jacques Demy connaîtra le passage, justement, du noir et blanc vers la couleur.

La compagnie belge Ars Lyrica redonne vie aux Parapluies de Cherbourg sur scène, recréant ce mélange d’onirisme et de gravité : 15 chanteurs (accompagnés de 20 musiciens) se relaient, visibles sur scène ou à l’écran, la mise en scène basculant régulièrement entre la présence réelle des chanteurs et la vidéo filmée en direct, projetée sur une toile en format cinémascope. Les intérieurs (un salon, un magasin, une chambre), où tant de choses se jouent, et dont les murs droits semblent marquer l’espace délimité des conventions sociales et familiales, sont découpés grâce à un système de diaphragme, refermant le cadre de scène sur des zones réduites.

En 1964, la mention « en couleurs » est un argument de vente nouveau pour un film ! En clin d’oeil à cette époque où trois bandes de pellicule de tons différents permettaient subitement de colorer le cinéma, notre mise en scène (scénographie, costumes) glisse du rouge (pour la passion et la déchirure du Départ – Première partie) au vert (la grossesse durant L’Absence – Deuxième partie), et enfin au bleu (le blues du Retour – Troisième partie). Un drame en couleurs… comme pour faire plus facilement avaler la pellicule.

Lorsque Geneviève et Guy se revoient une dernière fois, il n’y a plus entre eux qu’une immense distance. Le vide absolu d’un avenir qu’ils n’ont plus à vivre ensemble. Leurs derniers mots ? Simples, positifs… banals.

– Toi, tu vas bien ?

– Oui, très bien.

Pour Ars Lyrica,

Patrick Leterme

DISTRIBUTION

Candide Orchestra

Après avoir collaboré avec des dizaines de musiciens au fil de différentes productions du Palais des Beaux-Arts de Charleroi durant les cinq dernières années, le directeur musical Patrick Leterme a choisi de les rassembler sous le nom de Candide Orchestra, d’après le nom de l’oeuvre de Bernstein, elle-même adaptée de Voltaire. Candide, c’est l’invitation à l’esprit critique et à la raison, mais avec humour ; chez Bernstein, c’est la preuve éclatante que l’on peut être à la fois populaire et intelligent.

Le Candide Orchestra accompagne désormais officiellement les spectacles musicaux du PBA (coproduits par Ars Lyrica) à travers la France et la Belgique.
Ainsi, la production Un Violon sur le Toit, en tournée de 2014 à 2017, sera passée par le Cirque Royal de Bruxelles, l’Opéra Royal de Wallonie (Liège), le Palais des Festivals de Cannes, l’Opéra de Reims, l’Opéra d’Avignon, l’Opéra de Massy… Dès fin 2017, Les Parapluies de Cherbourg, basé sur le film de Jacques Demy et Michel Legrand, sera appelé à tourner de façon similaire pour plusieurs dizaines de représentations à travers la Belgique et la France.

​Depuis début 2016, cet ensemble orchestral se décline également en version symphonique sous le nom de Candide Symphonic Orchestra pour défendre le répertoire anglo-saxon du XXème siècle. Il s’est produit récemment au Palais des Beaux-Arts de Charleroi et à Flagey (Bruxelles).

Laura SANDRIN – Flûte / Piccolo
Frauke ELSEN – Hautbois / Cor Anglais
Antoine LISSOIR – Saxophone alto / Clarinette
Mathieu ROSKAM – Clarinette / Clarinette Basse / Saxophones
Kenske TAIRA – Basson

Michael TAMBOUR – Trompette
Pauline MICHALAKIS – Cor
Jean-François COSENTINO – Trombone / Euphonium

Pierre BIBAULT – Guitares classique et électrique
Alisée FRIPPIAT – Harpe
Michel LAMBERT – Piano / Accordéon
Simon DRACHMAN – Batterie / Percussion

Paul SERRI / Roxane LEURDAN / Elena LAVRENOV / Laeticia CELLURA – Violons
Victor GUAITA – Alto
Aubin DENIMAL – Violoncelle
Adrien TYBERGHEN – Contrebasse

Patrick LETERME – Direction

Patrick Leterme
DIRECTION MUSICALE & CO-DIRECTION ARTISTIQUE

Picture

Patrick Leterme travaille en tant que directeur musical, compositeur, pianiste et homme de médias. Après un Master en Piano d’Accompagnement avec Grande Distinction au Conservatoire Royal de Liège (Belgique) et un Zusatzstudium (Post Master) en Liedbegleitung (Accompagnement du chant) à la Musikhochschule de Cologne, il s’installe à Bruxelles.

Il travaille comme chef de chant dans les trois maisons d’opéra du pays (Opéra Royal de Wallonie (Liège), Vlaamse Opera, Théâtre National de la Monnaie (Bruxelles)), puis développe son activité de directeur musical. Directeur musical de plusieurs productions au Palais des Beaux-Arts de Charleroi (PBA) (compagnie Ars Lyrica), il est également co-directeur artistique du spectacle Un Violon sur le Toit qu’il est amené à diriger à travers un large réseau de maisons d’opéra belges et françaises. En 2017-2018, il tournera dans le même cadre avec la production Les Parapluies de Cherbourg d’après l’oeuvre de Jacques Demy et Michel Legrand.

Il crée en 2016 le Candide Symphonic Orchestra, une formation symphonique large qui se produit notamment à Flagey (Bruxelles) dans le cadre de l’opération caritative Viva For Life (RTBF). 

Patrick Leterme dirige également de nombreux spectacles destinés aux enfants, dont l’opéra pour enfants Okilélé, qu’il compose en 2015 sur base d’un livre de Claude Ponti ; le spectacle est créé à Flagey (Bruxelles) avant de tourner à travers la Belgique (Théâtre Royal de Namur, Opéra Royal de Wallonie…) et d’être vu par des milliers de jeunes spectateurs. En 2016, il dirige la production Yôkai ! , adaptée d’un manga de l’auteur japonais Shigeru Mizuki.

En tant que pianiste, il développe de nombreuses collaborations avec des ensembles de musique de chambre (Khéops, Oxalys… ) ou des chanteurs (Jodie Devos, Anne-Catherine Gillet… )

Patrick Leterme travaille en radio et en télévision à la RTBF (service public belge francophone). Il co-présente en direct les soirées de finale du Concours Musical International Reine Elisabeth de Belgique (CMIREB) et développe les capsules vidéo Je Sais Pas Vous (JSPV – en coproduction avec Musiq’3, France Musique, Radio Canada et la Radio de la Suisse Romande), destinées à vulgariser la musique classique en quelques minutes avec la complicité de l’illustrateur Etienne Duval.


CONCERT LEGRAND ÉCRAN 17 OCTOBRE 2020 18H30 à l’Opéra Berlioz de Montpellier

Les plus grandes pages de musiques de films de Michel Legrand

Concert symphonique par l’Orchestre régional Avignon Provence et le Quintet Michel Legrand avec Patrice Peyrieras sous la direction de Jérôme Pillement, voix Jasmine Roy, Marie Oppert et Vincent Heden.

Durée : 1h30

NOTE D’INTENTION

Les plus grandes pages de l’histoire du compositeur au travers d’un concert réunissant ses plus grands succès mais aussi et surtout des titres moins connus du grand public.

Comment parler au mieux de Michel Legrand, si ce n’est au travers de son œuvre dantesque et des multiples créations musicales qu’il a orchestrées pour le septième art.

Beaucoup de gens connaissent Michel Legrand par l’intermédiaire de son association fructueuse avec le metteur en scène Jacques Demy, donnant lieu à des films célèbres comme : Les Demoiselles de Rochefort et Les Parapluies de Cherbourg.

Dans le cadre de cet évènement, nous souhaitons inviter le public à découvrir ou à redécouvrir d’autres œuvres du compositeur comme : Un été 42, L’affaire Thomas Crown, Le Mans, The Hunter, les films de Demy : Les Demoiselles de Rochefort, Peau d’Âne…, Le Sauvage de Rappeneau 


DISTRIBUTION

Direction musicale – Jérôme Pillement

II aborde l’opéra en 1992 en dirigeant La Périchole à Nantes puis de nombreux autres ouvrages dans toute la France. De 1994 à 1997, il est directeur des études musicales et chef d’orchestre à l’Opéra Orchestre national de Montpellier. Sa carrière éclectique l’a conduit à se produire dans tous les styles de répertoire à travers le monde : musique contemporaine, opéra français et opérette avec, entre autres, Jérôme Savary. En 2014, il a notamment dirigé la création de Michel Legrand Dreyfus à l’Opéra de Nice, et Don Quichotte à l’Opéra Den Jyske d’Aarhus au Danemark. En décembre 2015, il a dirigé La Chauve-souris à l’Opéra d’Avignon, et début 2016 une nouvelle production de La traviata au Théâtre de Bienne. En 2017 et 2018, il dirige La Veuve joyeuse également au Théâtre de Bienne. Il revient d’une tournée de Carmen avec l’Opéra National du Danemark.

Depuis 1992, il est directeur musical du festival Un Violon sur le Sable de Royan où il dirige chaque été des concerts qui accueillent des artistes de renommée internationale devant plus de 50 000 personnes.

En 2007, il crée le festival Folies d’O, opérette et comédie musicale sous les étoiles, à Montpellier, dont il est le directeur artistique et musical. Lors des dernières éditions, il a dirigé des œuvres telles que West Side Story, Cabaret, La Périchole, Orphée aux Enfers, La Chauve-souris, La Fille du régiment, Les Folies d’Offenbach. Depuis 2009, il est directeur artistique d’Opéra Junior à Montpellier.

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Pianiste et arrangeur – Patrice Peyrieras

Chef-d ’orchestre, compositeur, orchestrateur ou pianiste
Né en 1959, il étudie le piano dès l’âge de six ans. Il termine ses études de musique classique à l’âge de 22 ans et crée alors un laboratoire personnel de recherche en musique électro-acoustique ainsi qu’une société de production, d’édition musicale et d’enregistrement : Corydalis qui permet de réaliser en numérique commandes et créations.

Avec l’ Orchestre régional Avignon Provence

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Chorégraphe – Patrice Barthes  

Patrice Barthès crée sa compagnie en 1992 et présente un duo avec Sonia Sbardella pour La Biennale des Jeunes Créateurs à Valencia. Dans son travail, il alterne des créations pour la scène conventionnelle, l’espace théâtral, et des projets in situ révélant une forte dimension plastique. Patrice Barthès, invité régulièrement par le Festival Montpellier Danse multiplie les collaborations artistiques notamment sur le plan musical, allant jusqu’à chorégraphier les musiciens sur scène (1995). Ses propositions singulières et décalées s’inscrivent peu à peu dans le paysage chorégraphique avec cette ambition toujours très présente de faire participer le spectateur en l’invitant à découvrir la danse en un lieu singulier ou en lui proposant de participer physiquement. En France comme à l’étranger ce sont ce dialogue et cet échange permanents avec le spectateur comme partenaire qui fait l’originalité de la démarche du chorégraphe. En ne cédant rien à la recherche et à l’inventivité, Patrice Barthès s’efforce de donner à tous les outils pour accéder au plaisir de partager l’écriture chorégraphique. Cette danse qui nous emmène hors de nos repères, cette écriture contemporaine qui déplace notre regard sur le monde et sur le corps.  

De 2009 à 2015 Patrice Barthès a été artiste en résidence à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier.

Il travaille actuellement avec l’Ecole Nationale Supérieure d’Art Dramatique de Montpellier et se consacre au Tango, qu’il enseigne et met en scène.

Assistante Chorégraphe – Audrey Anselmi

Audrey Anselmi débute la danse à l’âge de 10 ans.

A la suite d’une formation professionnelle en danse classique, moderne et contemporaine dans le sud de la France, formée par des professeurs tels que Huguette Païo, Olivier Coste et Stéphane Mirabel, elle se professionnalise à travers de multiples expériences scéniques, cabaret, arts de la rue en tant qu’interprète mais aussi chorégraphe, complétée d’expériences comme comédienne auprès de la Compagnie Manuel Pratt. Elle découvre en 2010 le tango argentin qui devient son activité principale en tant que danseuse mais également enseignante auprès de Patrice Barthes chorégraphe, tous deux décident de travailler ensemble, et trouvent l’inspiration pour une interprétation contemporaine du tango traditionnel. Aujourd’hui, elle continue sa recherche du mouvement dans une gestuelle tango, et enseigne le tango argentin sur Montpellier, Sète et lors de nombreux stages à travers la France. Sa formation de danseuse professionnelle, ses multiples expériences scéniques, cabaret, arts de la rue, en tant qu’interprète mais aussi chorégraphe, complétée d’expériences comme comédienne, lui donnent l’inspiration pour une interprétation contemporaine du tango traditionnel. En 2013, Audrey rencontre Patrice.

Réalisation Vidéo – Luc Riolon

Après des études de mathématiques supérieures et 6 années de faculté de médecine, Luc Riolon débute la réalisation dans le cadre de sa faculté, puis rencontre les chorégraphes des années 1980 (Maguy Marin, Mark Tompkins, Josef Nadj, Daniel Larrieu, Odile Duboc, Josette Baiz, Angelin Preljocaj, etc…) avec qui il tourne de nombreuses recréations, captations et documentaires.

Il collabore pendant 12 ans avec Ève Ruggiéri pour son émission Musiques au cœur sur France 2. Il tourne avec elle de nombreux documentaires et captations sur la musique classique, l’opéra et la danse. À partir de 1999 il réalise des documentaires de vulgarisation scientifique et animaliers à travers le monde, en suivant les travaux de chercheurs de terrain attachés à la résolution d’une énigme particulière.

Ces deux domaines artistiques et scientifiques qui peuvent sembler éloignés l’un de l’autre sont pourtant, au regard de Luc Riolon, animés de la même démarche. Le désir de comprendre le monde, que ce soit par l’art ou par la recherche scientifique, et restituer cette découverte au plus grand nombre. Les scientifiques sont aussi de véritables artistes, en permanente création à la découverte de territoires inconnus et souvent vierges. Parmi ses documentaires scientifiques, on peut citer Tchernobyl, une histoire naturelle ?, L’Énigme du caïman noir, Voyage en eau trouble ou Delta du Nil : La fin du miracle. Ces documentaires ont reçu de nombreux prix dans des festivals internationaux.

Il crée en 2009 avec Charles Picq la série SCENES D’ECRAN (2009-2013), produite par Farid Rezkallah – 24 IMAGES : 50 captations et documentaires sur la danse contemporaine internationale. Actuellement Il coécrit et dirige la collection de 15 documentaires pour Arte « Aventures en terre animale » (diffusion 2016-2017) et vient de terminer un 52 mn sur l’art contemporain pour Arte France.

En 2009 il capte le premier défilé de mode en direct (Vuitton, Cour Carrée du Louvre) et depuis il capte (la plupart des cas en streaming) les défilés de mode des créateurs de Louis Vuitton, Givenchy, Yves Saint Laurent, Sonia Rykiel, Guerlain, Elie Saab, Valentino, Paul Smith, Chloé, Lan Yu, Carven, Juun J…


SOLISTES

Jasmine Roy

Dès l’âge de quinze ans, Jasmine Roy, qui étudie aux États-Unis et au Canada, se produit dans un bigband. À seize ans, sa passion pour le jazz la pousse à créer son propre quintette et, à dix-sept ans, elle fait ses débuts dans la comédie musicale (The Rocky Horror Show Live).

S’ensuit une série de premiers rôles au Canada (Puttin’ on the Ritz, Love Notes, Les Misérables, Chess, Starmania...) et en France (Starmania, Les Demoiselles de Rochefort). En 2014, elle se produit successivement dans Into the Woods, Les Parapluies de Cherbourg, Kiss Me, Kate et 42nd Street au Théâtre du Châtelet, où elle a eu le bonheur de travailler sous les directions de Lee Blakeley, David Charles Abell, Stephen Mears, Vincent Vittoz et Gareth Valentine. En janvier 2018 créa le rôle de Ruth dans la production de Wonderful Town à l’Opéra de Toulon sous la direction d’Olivier Benezech et de Larry Blank. L’an dernier on a pu également l’entendre en concert symphonique avec Michel Legrand puis au Théâtre Des Champs Elysées avec Natalie Dessay dans Between Yesterday and Tomorrow. Elle est MmeEmery dans la toute nouvelle production des Parapluies de Cherbourg en tournée depuis 2017, et sera Baker’s Wife dans la nouvelle production de Into The Woods par la Clef Des Champs.

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Marie Oppert

Depuis ses débuts à l’âge de 17 ans dans le rôle principal des Parapluies de Cherbourg au Théâtre du Châtelet aux côtés de Natalie Dessay et Michel Legrand, Marie Oppert est considérée comme la nouvelle « étoile montante de la comédie musicale ».

Elle a suivi la formation musicale complète de la Maîtrise du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris qui lui offre également ses premières expériences professionnelles dans des rôles d’enfants (Le Voyage de Pinocchio mis en scène par Sandrine Anglade, The Sound of Music et Street Scene au Théâtre du Châtelet, Alice, la comédie musicale au Théâtre Clavel). Après son baccalauréat, elle est la plus jeune lauréate à recevoir la bourse Fulbright de la Commission franco-américaine afin de se spécialiser en comédie musicale au Marymount Manhattan College de New York («Bachelor of Arts»). Pendant ces études, elle se produit dans le rôle de Chloe dans Wonderland au York Theatre. Actuellement, elle continue sa formation lyrique avec Chantal Mathias.

Elle obtient en 2017 le prix d’interprétation du Concours international de chant de Marseille (catégorie opérette) ainsi que le Special Award du concours Lotte Lenya de la Fondation Kurt Weill.

Pour la réouverture du Théâtre Marigny à Paris, Marie Oppert a interprété le rôle-titre de Peau d’Âne dans la première adaptation scénique de l’œuvre de Jacques Demy et Michel Legrand mise en scène par Emilio Sagi. Ses autres rôles principaux de comédie musicale incluent : Hodel dans Un Violon sur le Toit mis en scène par Barrie Kosky à l’Opéra National du Rhin, Eliza Doolittle dans My Fair Lady avec La Fabrique Opéra, Johanna dans Sweeney Todd mis en scène par Olivier Bénézech à l’Opéra de Reims ou Lucile dans Quand la guerre sera finie de Nicholas Skilbeck au Festival OFF d’Avignon.

Dans le répertoire de l’opérette française, elle a chanté Louise dans Les Mousquetaires au Couvent au Theatre de l’Odéon de Marseille et Monique dans Un Soir de Réveillon avec la compagnie des Brigands. Au théâtre, elle a joué Aglaé Ivanovna dans une adaptation de L’idiot de Dostoïevski au Festival OFF d’Avignon et au Théâtre 14 de Paris et Juliette dans Roméo et Juliette au Théâtre des Champs Elysées dans une mise en scène de Yann-Joël Collin. Elle a enregistré le rôle-titre du conte musical de Timothée de Fombelle Georgia, Tous mes Rêves Chantent pour Gallimard Jeunesse avec l’Ensemble Contraste.

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Vincent Hedden

Vincent Heden commence la musique à l’âge de 5 ans (orgue et accordéon classique). Parallèlement, il pratique le théâtre et la danse. Ses rencontres artistiques le mènent très rapidement au chant et au piano. En 1996, il débute dans la troupe de Roger Louret (Les Années Twist, La Vie Parisienne). Il rencontre en 1997 Yaël Benzaquen, qui lui permet de s’épanouir dans sa pratique du chant. Il découvre en Belgique le monde de la comédie musicale anglo-saxonne en interprétant Harold Bride dans Titanic de Maury Yeston à l’Opéra Royal de Wallonie. En 2001, on le retrouve dans Chantons sous la pluie (Molière du spectacle musical). Il est ensuite l’Ange Déchu dans Anges & Démons de D.Hollier et L.Couson, le Soldat Inconnu dans Le Paris d’Aziz et Mamadou d’Alain Marcel à l’Opéra Bastille, Judas dans Jesus-Christ Superstar à Bruxelles. Puis il incarne le personnage de Tintin dans Tintin et le temple du soleil, dont Didier Van Cauwelaert signe l’adaptation française. Aux côtés de Catherine Ringer, il sera Pablo dans Concha Bonita d’Alfredo Arias au Théâtre national de Chaillot. Dans Camille C. de J.Kerr (Molière du spectacle musical 2005), il joue Paul Claudel, Jessie Lipscomb et le Dieu Hermès, narrateur fantaisiste et facétieux de cette tragédie musicale. Il obtient cette année-là le prix de l’interprète masculin du Festival Les Musicals pour ses prestations dans Camille C. et Un Violon sur le Toit, dans lequel il joue le rôle de Motel Kamzoil. On le retrouve dans l’Illusion Comiquede P. Corneille et La Ronde d’A. Schnitzler (m.en sc. M.Bierry) au Théâtre du Poche Montparnasse, puis dans Panique à Bord de S.Laporte et P.Laviosa (m.e.s. A. Boury) dans le rôle de Kevin pour lequel il obtient à nouveau le prix de l’interprète masculin des Musicals. Il joue le rôle de Randy Curtis dans Lady in the Dark de I.Gershwin, M.Hart et K.Weill (m.e.s. J-.Lacornerie, coproduction Opéra de Lyon/Opéra de Rennes). Petite parenthèse New-Yorkaise avec Metropolita(i)n de C.Mirambeau, K.Bloom et B.Kleinbort, joué au Laurie Beechman theatre de la 42ème rue, avant que Nina Companeez le choisisse pour incarner le diabolique violoniste Charles Morel dans À la Recherche du Temps Perdu adapté de l’oeuvre de Marcel Proust, aux côtés de Didier Sandre et Dominique Blanc. Après avoir joué le rôle du Docteur Frankenstein au Théâtre Dejazet (m.en.sc N. Grujic) dans Frankenstein Juniorde Mel Brooks Vincent interprétera d’affilée l’Idole des jeunes dans Salut les Copains, Estelle dans Disco et Ombre dans Love Circus, mis en scène par Stéphane Jarny et Agnès Boury. Puis direction Nice pour interpréter le rôle-titre du nouveau musical de M. Legrand et D. Van Cauwelaert : Dreyfus. S’ensuivront Les rôles de l’Oiseau, de l’extra-terrestre et du Prince Charmant dans Emilie Jolie, un Cabaret Desnos conçu et mis en scène par Marion Bierry, et dernièrement Féderigo de Camille Germser, d’après la nouvelle de Prosper Mérimée. Au cinéma il joue aux côtés d’Alex Lutz dans Guy, en doublage il est entre autres la voix française de Jared Leto dans Dallas Buyers Club et Blade Runner 2049.


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QUINTET MICHEL LEGRAND 

Trompettiste – Nicolas Gardel

Nicolas Gardel débute la trompette à l’âge de sept ans et intègre rapidement la classe d’Albert Calvayrac au Conservatoire de Toulouse. Il obtient brillamment un 1er prix de trompette.

Il est admis quelques années plus tard en classe de jazz au Conservatoire Supérieur de Paris au sein duquel il aura l’opportunité de travailler avec des musiciens renommés tels que François Theberge, Riccardo Del Fra, Glenn Ferris ou Chris Potter.

En 2005 il rejoint le prestigieux Big Band de l’Armée de l’Air dirigé par Stan Laferrière. Parallèlement, il entame une carrière de sideman reconnu et chacune de ses apparitions est unanimement saluée par le public et la presse aux côtés d’artistes de renom : Yuri Buenaventura, David Sanborn (trois tournées européennes), Laurent Mignard, Henri Texier, Nicholas Payton, Electro Deluxe, le Big Band 31 (accompagnant David Linx, Richard Galliano, Kellylee Evans…), le Tuxedo Big Band, Captain Mercier, Phillipe Laudet, Rémi Panossian, Zebda, Manolin, Tirso Duarte, Orchestre de chambre de Paris, 1er trompette de l’Orchestre de Michel Legrand …

Riche de ces belles rencontres, Nicolas Gardel développe aujourd’hui ses propres projets nourris de son expérience et de sa créativité. Il se produit sur les plus grandes scènes (Chapiteau Jazz in Marciac – Co-plateau avec Ibrahim Maalouf, Jazz à Vienne, La Défense Jazz Festival, Montreux Jazz Festival …)

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Trombonne – Denis Leloup

Après des études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il obtient un premier prix en 1980.

Il joue et a joué dans de nombreux orchestres parisiens : Michel Legrand, Jean-Loup Longnon, Denis Badault, Laurent Cugny, Gérard Badini, Patrice Caratini (Caratini Jazz Ensemble), Martial Solal, le Pandemonium de François Jeanneau, Antoine Hervé, Quoi de neuf docteur ?…

Il a collaboré avec Magma entre 1983 et 1986, notamment sur l’album Merci.

Il a fait partie de l’Orchestre national de jazz en 1986 sous la direction de François Jeanneau, puis de 1987 à 1988 avec Antoine Hervé.

Il a joué dans le quintette de cuivres Blocs-Notes pour lequel il a écrit une partie de la musique. Il a participé à de multiples petites formations : S.O.S. quintet, Francis Lockwood quartet, Jean-Louis Chautemps quartet, Zool Fleischer quintet, Agora (Jean-Marc Jafet), Daniel Humair Réunion, Hervé Sellin sextet. Michel Petrucciani fait appel à lui au sein de son sextet (Stefano Di Battista, Flavio Boltro, Anthony Jackson, Steve Gadd) pour la tournée 1997-98. Il a aussi accompagné Dee Dee Bridgewater.

On a pu l’entendre aux côtés de Bill Watrous, Shelly Manne, Dizzy Gillespie, Woody Shaw, Walter Bishop, Kenny Wheeler, André Ceccarelli, Alain Jean-Marie, Ricardo Del Fra, Andy Emler, Philippe Macé, Michel Petrucciani, Michel Legrand…

Il participe à trois reprises au concert de l’union Européenne des Radios.

2002, il forme un duo avec Zool Fleischer, avec lequel il enregistre l’album ZOOLOOP.

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Batterie -François Laizeau

Dès les années 70, il étudie la batterie auprès du fameux Dante Agostini.
Son talent et sa polyvalence unique ont rapidement pu s’épanouir au sein de formations aussi puissantes qu’éclectiques.
Batteur incontournable de la scène jazz en France, on le retrouve ainsi aux cotés de : Magma, Michel Legrand, Nathalie Dessay, Eddy Louiss, Tania Maria, Alan Stivell, Louis Sclavis, Michel Portal, Emmanuel Bex, l’Orchestre National de Jazz (de Denis Badault 1991-1994 et Didier Levallet 1997-2000), Larry Schneider, Jean-Marc Padovani, Kenny Wheeler, Domique Pifarely, Eric Barret, François Jeanneau,Martial Solal, Toots Thielemans, Monica Passos, François Couturier, et bien d’autres…
Pédagogue passioné (et passionnant), il est également un spécialiste de l’histoire de la Batterie à travers sa conference musicale «Histoire Drum».

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Contrebasse – Pierre Boussaguet

Des salles de bal du Sud-Ouest de la France, où il est né à Albi en 1962, Il fera de son swing un Jazz joyeux et mélodique. Dans sa recherche sonore, le concert du trio de Ray Bryant le détermine: Il sera contrebassiste de Jazz. Un choix de vie pour une musique d’exigence et de liberté. Par sa personnalité, remarqué par Monty Alexander en 1986, et Guy Lafitte avec qui il fera un bout de chemin (1986-1998)Oscar Peterson disait de Ray Brown «Nous avons respiré ensemble»Pierre Boussaguet et Ray Brown (1988-1994) étaient dans cette respiration à l’unisson: 2 albums «Two Bass Hits » Diana Krall et Pierre, en 2002 « Cry Me a River» l’harmonie d’où Jaillit l’émotion (tournée mondiale pour l’album The Look of Love)Lalo Schifrin, depuis 1996, avec Pierre l’expérience de la collaboration fructueuse: Jazz Meets The Symphony Lalo dit: « Pierre Boussaguet fait partie de la lignée des grands bassistes de l’histoire du Jazz et pour ma part, je m’estime chanceux d’avoir pu collaboré avec lui »Avec Michel Legrand, depuis 2009, l’ignorance de l’effet…inspire la découverte dans l’action, une densité d’atmosphère, murmure du silence où surgit à cet instant le son à son extrême beauté, où tout est possible! Michel dit: «Si vous désirez jouer un jour de la contrebasse aussi bien que Pierre Boussaguet, étudiez sa méthode, travaillez, et remerciez-le pour cet ouvrage » bel acte! Pierre, le compositeur, est un fin mélodiste: « Talma » sa balade mélancolique sert toujours de générique de fin dans l’émission radio « La prochaine fois je vous le chanterai » sur France Inter présentée par Philippe Meyer. Escapades rythmiques… Aisance… Rien n’annihile son goût de désirs d’expériences…Travail d’orfèvre… Il s’épanouit au fil du temps

2019 – Les Folies d’Offenbach

Les deux cents ans de la naissance d’Offenbach sont l’occasion rêvée pour redécouvrir une partie des plus grands airs de son œuvre. C’est ainsi que sont nées Les Folies d’Offenbach qui nous feront passer de La Vie Parisienne aux Contes d’Hoffmann croiser Les Brigands et retrouver La Belle Hélène, La Grande Duchesse de Gerolstein et La Périchole.

Pour mettre en scène ce spectacle Jérôme Pillement a fait appel à Marion Guerrero metteuse en scène montpelliéraine formée à l’ENSAD, fille spirituelle d’Ariel Garcia Valdès.

MARION GUERRERO

Actrice et metteuse en scène

            Après sa formation à l’École Nationale Supérieure d’Art Dramatique de Montpellier de 1994 à 1997, elle rejoint l’Atelier Volant du Théâtre National de Toulouse en 1998.


En 1996, elle fonde la Cie Tire Pas La Nappe avec Marion Aubert et Capucine Ducastelle. Depuis lors, elle exerce au sein de cette compagnie en tant qu’actrice et metteuse en scène. Elle met également en scène pour d’autres compagnies et est membre du jury d’entrée et intervenante régulière, pour les classes professionnelles de l’ENSAD de Montpellier ainsi que de la Comédie de St Étienne.

Note d’intention :

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Comment agencer des morceaux qui n’ont rien à voir les uns avec les autres si ce n’est le style d’Offenbach, sa musique et son comique et en faire une forme singulière ?
En première intention, je ne voulais pas créer une histoire faites de plusieurs et tenter de fabriquer une opérette qu’Offenbach n’a pas écrite.

Trouver le chemin pour faire cette balade dans l’œuvre d’Offenbach, c’est donné à voir une création qui ne serait pas synonyme d’un Best-off pour le public ou d’un spectacle bricolé de morceaux qu’on a fait rentrer au chausse-pied dans une histoire qui n’existe pas.

Autre intuition : Ça passera par le lieu.

En effet, le lieu donnerait une cohérence à l’ensemble à partir d’une situation donnée, d’un endroit donné. Voilà ce que je cherchais : un endroit où toutes sortes de rencontres improbables pourraient avoir lieu. Un endroit où peuvent se croiser des militaires en remise en forme, des duchesses venues reluquer les maitres-nageurs, des couples qui se retrouvent dans les vestiaires et des nageuses synchronisées qui dansent le french cancan… De cette réflexion, je ne voulais pas couper l’espace des musiciens du reste de l’action. Je me suis demandée comment transformer la fosse en quelque chose qui serait en cohésion avec la scène. Et tout à coup, cette fosse a fait naitre l’image d’une piscine. Puis tout s’est construit autour de cette image, et faisant référence à la fosse de plongée. Voilà donc le projet. Nous posons un lieu donné où tout peut arriver. Il devient le filtre par lequel se construisent les situations. Nous ne raconterons donc pas une histoire, mais des histoires qui se produisent dans ce lieu unique et décalé.

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JULIE MÉJEAN, ASSISTANTE MISE EN SCENE

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Issue de la promotion 2006 de l’ENSAD alors dirigée par Ariel Garcia Valdès, Julie Méjean a depuis joué dans Poeub de Serge Valletti, mis en scène parMichel Didym, La Trilogie de la villégiature de Goldoni, mis en scène par Patrick Haggiag, La nuit des feux de Eugène Durif, mis en scène par Karelle Prugnaud, Baal(1919) de Brecht, mis en scène par Mathias Beyler, Dimanche de Michel Deutsch, mis en scène par Evelyne Didi, Bouge plus de Philippe Dorin, mis en scène par Valérie Gasse, George Dandin de Molière, mis en scène par Mathieu Penchinnat, Madame de Sade de Yukio Mishima, mis en scène par Camille Soulerin, Pleineet Ça occupe l’âme de Marion Pellissier mis en scène par l’auteure, Hortense a dit : je m’en fous de Feydeau, mis en scène par Anne-Juliette Vassort.
Elle assiste Richard Mitou dans deux de ses spectacles, Les Numéros, cabaret d’après l’œuvre de Hanokh Levin en 2012 et Les règles du savoir-vivre dans la société moderne de Jean-Luc Lagarce en 2011.
En 2014 elle incarne un agent immobilier dans Appartement à vendre, court-métrage réalisé par Jeanne Tachan (prix de l’interprétation féminine au festival « Les Clayes du cinéma »). Elle a tourné récemment dans Candice Renoir (France 2) réalisé par Olivier Barma (Stéphanie Lestrade), Les secrets d’Elise (TF1) réalisé par Alexandre Laurent (Paule+e), La promesse du feu (France 2) réalisé par Christian Faure (une journaliste), dans Meurtres à Avignon (France 3) réalisé par Stéphane Kappès ainsi que dans Tandem réalisé par Christophe Douchand.

Depuis 2011 elle intervient dans différents établissements (CESDA, Lycée Agropolis, Lycée Jean-Baptiste Dumas, Lycée Jean Monnet, collège des Escholiers…), en tant qu’intervenante théâtre (en spécialité ou en option facultative pour les lycées) et met en scène des spectacles à l’issue de l’année scolaire tels que Les Histrions de Marion Aubert, Sous l’armure de Catherine Anne,  Eric n’est pas beau de Simon Boulerice… spectacles joués au Festival de La Cour des Arts au théâtre Jean Vilar de Montpellier.

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ANNE LOPEZ, CHORÉGRAPHE

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Elle commence la danse à Uzès en 1986 suit les formations de Sylvie Giron, Odile Duboc, Carlotta Ikeda, François Verret, Benoit Lachambre et Mathilde Monnier. Elle danse dans la compagnie Longitude implantée au Triangle à Rennes (1990) avec Roni Deruyver et Fréderic Vaillant. Poursuit sa formation au Conservatoire National de Région, Montpellier (1992-94). Danse pour Yann Lheureux pour De l’être chair (1995), Laurent Pichaud (compagnie X-Sud) pour Viva (1996) et DoubleV (1999), Feignants (2002) Référentiel Bondissant (2005)), participe à l’événement Potlatch de Mathilde Monnier (2000). 
En juin 2004, elle reçoit le prix de la SACD Nouveau talent chorégraphie pour l’écriture de la pièce De l’avant Invariablement (projet dance/web/europe). En juin 2007, elle répond à l’invitation de Daniel Larrieu pour la création d’un solo Miss Univers  interprétée par Chiara Gallerani dans le cadre des Vif du sujet (SACD) Festival MontpellierDanse07. En Janvier 2007. Elle initie les ateliers « Pratique du spectateur » pour le CCN Languedoc Roussillon.
A partir de 2008, elle réalise régulièrement des performances au Musée des Beaux arts de Nîmes, au Carré d’Art de Nîmes, au FRAC LR, au CRAC LR, à l’école préparatoire de Sète et l’école des Beaux Arts de Perpignan. En 2009, elle assiste Mathilde Monnier pour les reprises de City Maquette en tournée à Evry, Reims, Montpellier, Uzès, Woking et Paris.



Fonde la compagnie Les gens du quai avec François Lopez en 1994.
Réalise les pièces Meeting (1998), L’invité (1999), Ecoute Oenone (1999),Révoltes (2000), De L’autre (2001), Litanies (2002), De L’avant invariablement (2004) Face à vous (2005) Idiots Mais Rusés (2007) Miss Univers(2007) La Menace (2008) Duel (2009) Feu à Volonté (2011)Mademoiselle Lopez (2012) Miracle (2013) Comment J’ai Réussi (2015) Celui d’à côté (2015) Paradox (2016) Trident (2016) et le Flashmob Comme si et comme ça (14nov 2015). La compagnie diffuse ses pièces en France et à l’étranger, les dernières pièces ont été créées en Bulgarie (black Box festival Plovdiv) et au Brésil (Centre chorégraphique de Rio).
Depuis 1993, elle mène des ateliers d’écriture chorégraphique autour de chaque spectacle diffusé dans les théâtres et festivals. Cette expérience entre transmission et création enrichit considérablement son travail de chorégraphe.
Elle intervient régulièrement dans les écoles, collèges et lycées dans le cadre de Résidence d’Artistes mais aussi Sciences Po ainsi qu’à Centrale à Paris depuis 2011 dans le cadre des ateliers artistiques, à la termitière CDC Ouagadougou en 2010, à la maison d’arrêt de Nîmes en partenariat avec le théâtre de Nîmes, à l’école préparatoire des Beaux Arts de Sète (2007-2015).
Régulièrement, elle assure des cycles de conférences performatives, la danse à portée de main ou les pieds dans le plat pour les théâtres, les centres d’art, les musées, les festivals, les médiathèques, les congrès…

Depuis 25 ans, elle mène une recherche et des projets chorégraphiques avec des personnes autistes. Elle est titulaire d’un DESS de psychologie clinique et psychopathologie – Université Paul Valéry de Montpellier. 
Auteur du Film Les Géographes co-produit par Les Films Pénéloppe, France 3 et LesMursd’Aurelle (2000). Auteur également du film 10 Petits Danseursavec des enfants autistes pour le service d’accueil Le Sasje à Bagnols-sur-Cèze (2001).

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LA TECHNIQUE

DANIEL FAYET, SCÉNOGRAPHE

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Depuis 18 ans, j’ai travaillé sur 83 créations (théâtre, danse, opéra, spectacle de rue)

Avec  comme metteurs en scène: Noémie ROSENBLATT, Simon DELETANG, Béla CZUPPON, Pierre BARAYRE, Luc SABOT, Aglaïa ROMANOVSKAÏA, Sandrine CLEMENCON, Stefan DELON, Mathias BEYLER, Marion AUBERT, Philippe FRETUN, Gaétan GUERIN, François GODART, Pierre ASTRIE, Frédéric TOURNAIRE, Fanny RUDELLE, Anne Marie JAN TOURAILLE, Marion GUERRERO, Emmanuel MEIRIEU, Maril VAN DEN BROEK, Benoit CECILLON, Christiane HUGEL, Gilbert ROUVIERE, Muriel PIQUE, le Duo KRISTOFF K.ROLL, Morena LA CHIFFONNIERE, Sandrine CUBIER,  Christine CHANTELOUVE, Philippe DELAIGUE…   
Ce travail scénographique je l’ai amené dans d’autres domaines.
Comme la muséographie, l’événementiel : Les cuisines dans la rue à Bédarieux, la nuit du Tango par César Strocio avec Angélique Ionatos à Sérignan, la présentation de la saison culturelle de Bédarieux, les rencontres méditerranéennes (CG34) avec L.Galeazzi à Bédarieux, l’inauguration de RFF à Sète ou de RTE à Aix en Provence., les Rencontres Scène-Jeunesse de la PJJ (ministère de la justice), le musée Georges Brassens de Sète, Le musée Grévin à Paris…



Dans des lieux comme: Le théâtre du rond point à Paris, le théâtre les Célestins à Lyon, le théâtre les Ateliers à Lyon, la comédie de Picardie à Amiens, le Théâtre d’O à Montpellier, le CDN de valence, le CDN de Lorient, le théâtre de la Croix Rousse à Lyon, le Phœnix à Valenciennes, le printemps des comédiens à Montpellier, le théâtre du Périscope à Nîmes, le théâtre Jean Vilar à Montpellier, le Festival danse d’Uzès, le théâtre de Clermont-l’Hérault, le Festival du rire , le Casino de Montreux en SUISSE, la comédie de Reims, le festival d’Aurillac, le festival Chalon sur Soane, Sortie Ouest à Béziers, le CCAM Vandoeuvre des Nancy, le  théâtre du Point du jour à Lyon, l’Opéra de Montpellier…
Ce parcours me permet d’enseigner la scénographie
Chargé de cours à l’Université Paul Valéry Montpellier III, Licences 1 2 et 3 arts du spectacle, Montpellier.
Chargé de cours à l’Université Vauban, Licences pro textile, Nîmes.
Intervenant extérieur Lycée Jean Monnet, Montpellier et Lycée Jean Moulin, Pézenas.
Chargé de module à l’ISTS section « chef machiniste », Avignon.
Encadrant Workshop scénographie section design d’espace à l’ESMA, Montpellier.

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OLIVIER MODOL, CRÉATEUR LUMIÈRES

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Olivier Modol se forme aux arts du spectacle et plus spécifiquement à la création lumière pour la scène dès le début des années 90. Très vite, il travaille auprès de compagnies de théâtre ou de danse, de structures de diffusion : Scènes nationales, CDN, théâtres nationaux ainsi que de lieux ou de compagnies qui défendent des projets ambitieux de créations. Par ailleurs, il est aussi concepteur de scénographies d’expositions et de musées. Cherchant à faire évoluer toujours plus son travail, ses recherches actuelles sont orientées vers une image scénique pouvant intégrer naturellement la photographie et la vidéo. Concevant son métier comme très proche de l’écriture dramaturgique, il collabore avec de nombreux metteurs en scène qui abordent un travail pointu autour de l’écriture contemporaine et de la mise en scène tel que Jean Marc Bourg, Michel Vinaver, Gilone Brun, Cécile Auxire -Marmouget, Marion Guerrero… Il participe alors en tant que créateur lumière ou scénographe à des mises en scène de commandes d’écriture ou de textes d’auteurs tel que Marion Aubert, Michel Vinaver, Daniel Lemahieu, Emmanuel Darley, Laurent Gaudé, Gilles Granouillet, Paulines Salles, Jean-Marc Lanteri, David Lescot, Philippe Malone ou Robert Schneider… Actuellement, il crée des lumières et des scénographies aussi bien pour le théâtre, l’opéra, que pour la danse, la musique ou le spectacle jeune public.

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MARIE-FRÉDÉRIQUE FILLION, CRÉATION COSTUMES

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FORMATION:
-ENSATT, diplômée de l’École Nationale Supérieur des Arts et Techniques du Théâtre, à Lyon, en 2001.
-Brevet de Technicien Création Vêtement et Mesures, Paris, Diplômée de l’école Albert de Mun, en 1998.
-BEP/CAP Vêtements sur Mesures et Accessoires, Saint-Etienne, Diplômée en 1996.

Spectacles Vivants / Création et réalisations des costumes :
En 2019, Création des costumes de Suzy Stork Mise en scène par Simon Deletang et de La vie est un rêve mis en scène par Jean-Yves Ruf, au théâtre du peuple. Création des costumes des Folies D’Offenbach, mise en scène par Marion Guerrero.

2018 – Les Juré.e.s de Marion Aubert mise en scène Marion Guerrero
– Littoral de Wajdi Mouawad mise en scène Simon Delétang , Théâtre du Peuple.
– Lenz de Georg Büchner mise en scène Simon Delétang, Théâtre du Peuple.
– Assoiffés de Wajdi Mouawad mise en scène Alice Tedde
2017 – L’Hypothèse de la chute  chorégraphie Frédéric Cellé
2016 – Le Panier d’après Jean Leroy… mise en scène Alice Tedde
2016 – Figaro divorce de Ödön von Horváth mise en scène Sylvain Delcourt Quartett de Heiner Müller mise en scène Michel Raskine
Occupe-toi d’Amélie de Georges Feydeau mise en scène Hugues Chabalier
2015 – Tumultes de Marion Aubert mise en scène Marion Guerrero
2014 – Tupp’ de Nasser Djemaï mise en scène Hervé Dartiguelongue conception Angélique Clairand
Le Triomphe de l’amour de Marivaux mise en scène de Michel Raskine
2013 – Orfeo musique Claudio Monteverdi mise en scène Laurent Brethome
2012 – L’Assemblée des femmes d’après Aristophane mise en scène Géraldine Bénichou
Saga des habitants du val de Moldavie de Marion Aubert mise en scène Marion Guerrero
Les Aventures d’Auren, lepetit serial killer de Joseph Danan mise en scène Marijke Bedleem
2011 – Cent culottes et sans papiersde Sylvain Levey mise en scène Anne Courel
2010 – Triptyque.com… d’après Sarah Fourage… mise en scène Adeline Benamara, Thomas Poulard …
Marion Guerrero
2009 – La Bête à deux dos ou le Coaching amoureux de Yannick Jaulin mise en scène CécileBournay conception Angélique Clairand
La Petite Renarde rusée musique Leos Janacek mise en scène Vincent
Orgueil, Poursuite et Décapitation de Marion Aubert mise en scène
Vittoz(CNSMD)
2008 – Les Larmes d’Ulysse d’après Homère mise en scène Géraldine Bénichou The Inner Worlds / Le Souterrain – Le Château mise en scène Claude Schmitzconception Claude Schmitz au Kunstenfestival des Arts,Bxl.
La Nuit électrique de Mike Kenny mise en scène Marc Lainé
Les Trois Vies de Lucie Cabrol d’après John Berger mise en scène Hervé Dartiguelongue
2007 Les Aventures de Nathalie Nicole Nicole de Marion Aubert mise en scène Marion Guerrero
Hedda Gabler de Henrik Ibsen mise en scène Richard Brunel
La Sublime Revanche mise en scène Camille Germser conception Camill Germser
2006 – Gaspard de Peter Handke mise en scène Richard Brunel
2005 – Le Bal des âmes mortes d’après Nicolas Gogol mise en scène Hervé Dartiguelongue
L’Île des esclaves de Marivaux mise en scène Éric Massé
2004 – Encouragement(s) de Sophie Lannefranque mise en scène Éric Massé 2003 – Le Syndrome de Taylor mise en scène Camille Germser conception Camille Germser
Alexandre le Grand de Jean Racine mise en scène France Rousselle Stabat
Mater Furiosa de Jean-Pierre Siméon mise en scène Dominique Lardenois
2002 – Les Présidentes de Werner Schwab mise en scène Éric Massé

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LES ARTISTES

JÉROME PILLEMENT, DIRECTEUR MUSICAL

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Jérôme Pillement, élève de Pierre Dervaux, Léonard Bernstein et Jean-Sébastien Bereau, est lauréat du concours international de la Fondation Yehudi Menuhin en 1986. II obtient à l’unanimité une médaille d’or de direction d’orchestre en 1987. 
Il dirige depuis de grandes formations telles l’Orchestre de la Rai de Naples, le London Symphonic Orchestra, l’Orchestre de Chambre de Prague, les Solistes de Moscou, l’Orchestre philharmonique de Shangaï, le Sinfonietta de Hong-Kong, l’Orchestre de la Fenice à Venise, l’ensemble Orchestral de Paris, l’orchestre Pasdeloup, l’Orchestre National des Pays de la Loire, l’Orchestre national de Montpellier, l’Orchestre Philharmonique de Nice, l’Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine, l’Orchestre de l’Opéra de Marseille, l’Orchestre Régional Avignon Provence, l’Orchestre symphonique et lyrique de Nancy, l’Orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie, l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon, l’ensemble de Basse-Normandie, l’Orchestre de Picardie… 
De 1986 à 1991, il est directeur musical et chef de l’Orchestre Universitaire de Grenoble. 

II aborde l’opéra en 1992 en dirigeant La Périchole à Nantes. Depuis, parmi les ouvrages qu’il a dirigés, on peut citer : L’isola disabitata et La canterina à l’Opéra de Nice, La Veuve joyeuseCavalleria rusticanaLe Pays du sourire à l’Opéra national de Montpellier, L’Armide imaginaire de Cimarosa au Festival de Radio France de Montpellier, La Fille du régiment à l’Opéra de Tenerife, La Cenerentola à l’Opéra de Rouen et à l’Opéra de Caen, le Requiem de Lloyd Webber à Rouen, Dédé à l’Opéra de Rouen ainsi qu’à l’Opéra Comique, Les Noces de Figaro au Théâtre Impérial de Compiègne, Assai Haro de Pascal Dusapin à l’occasion du Festival international Montpellier Danse, la création de Teresa de Marius Constant à l’Opéra de Rouen, La Vierge de Massenet à l’Opéra de Marseille. De 1994 à 1997, il est directeur des études musicales et chef d’orchestre à l’Opéra national de Montpellier, et chef d’orchestre associé à l’Orchestre national de Montpellier. 
Depuis 1992, il est directeur musical du festival Un Violon sur le Sable à Royan où il dirige chaque été des concerts qui accueillent des artistes de renommée internationale (Gautier Capuçon, Renaud Capuçon, Natalie Dessay, François-René Duchable, Inva Mula, Annick Massis, Philippe Jarrousky, Alexandre Tharaud…) devant plus de 100 000 personnes chaque année. 
Entre 2002 et 2003, il est directeur musical du festival Opéra en plein air. Il a ainsi dirigé Don Giovanni dans une mise en scène du cinéaste Gérard Corbiau et Les Noces de Figaro dans une mise en scène d’Alain Sachs.
En 2007, il crée le festival Folies d’O à Montpellier dont il est le directeur artistique et musical. Lors des dernières éditions, il a dirigé des œuvres telles que La Belle HéléneLa Belle de CadixLa Grande duchesse de GérolsteinLa Vie parisienneL’Elixir d’amour ou La Veuve joyeuse. En juillet 2013, il propose au public et dirige une production de West Side Story actuellement en tournée mondiale, puis en juillet 2014 il y dirige une nouvelle production de la comédie musicale Cabaret actuellement en tournée nationale. 
Depuis 2009 il est directeur artistique d’Opera Junior à Montpellier.
Sa carrière éclectique l’a conduit à se produire dans tous les styles de répertoire à travers le monde. On l’a notamment entendu diriger La Jolie fille de Perthde Bizet au Théâtre Impérial de Compiègne, production qui a donné lieu à un enregistrement discographique, La Traviata à l’Opéra d’Irlande à Dublin et à Montpellier. II a travaillé avec Jérôme Savary dans une production de La Mascotte à l’Opéra de Montpellier, à Marseille, Nancy ou à l’Opéra Comique à Paris, et avec Jérôme Deschamps dans une production des Brigands à Caen. On a pu entendre Jérôme Pillement dans la création à l’Opéra du Rhin de La Grande duchesse de Gérolstein d’Offenbach, et L’Amour masqué d’André Messager à l’Opéra Comique avec l’Ensemble Orchestral de Paris. Il a également dirigé La Damnation de Faust à l’Opéra de Giessen, La Vie parisienne et Le Trouvère à l’Opéra de Montpellier, Le Pays du sourire à l’Opéra de Besançon, Une Education manquée de Chabrier à l’Atelier Lyrique du Rhin, Rigoletto à l’Opéra de Dijon, ou la création en Allemagne de L’Attaque du moulin de Bruneau à l’Opéra de Giessen. Il a dirigé une production de Roméo et Juliette à l’Opéra de Dublin, ou une version concert de l’opéra L’Attaque du moulin à l’Opéra de Berne. Jérôme Pillement dirige régulièrement l’Orchestre Régional Avignon Provence. En 2014, il a dirigé la création de Michel Legrand Dreyfus à l’Opéra de Nice, Don Quichotte de Massenet à l’Opéra Den Jyske d’Aarhus au Danemark et des nouvellse production de L’Enfant et les Sortilèges avec Opéra Junior à l’Opéra national de Montpellier, et La Périchole aux festivals des Folies d’O , de Saint Céré et au Théâtre Anthéa d’Antibes.
Au cours de la saison 2015-2016 Jérôme Pillement dirigera La Chauve Souris de Strauss à l’Opéra d’Avignon, une nouvelle production de La Traviata au Théâtre de Bienne et Geneviève de Brabant avec Opéra Junior à l’Opéra national de Montpellier.

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MÉLANIE BOISVERT, SOPRANO

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Après des études de piano et de chant à Toronto et Cologne, la soprano canadienne fait ses débuts dans le rôle d’Olympia à l’Opéra National du Rhin en 2002 et foule les planches de la majorité des opéra-théâtres de France dans un répertoire de haute-voltige. La saison dernière, elle a chanté Clorinde (Cendrillon/N. Isouard) à l’opéra de Malte, Amour (Orphée et Eurydice) au Festival Les Antiques de Glanum, Mme Jobin dans La permission de dix heures au Festival Offenbach d’Étretat.

On l’a entendue récemment dans La folie d’Offenbach sur France3/Folies Bergère, Adele(La chauve-souris) aux Folies d’Ô à Montpellier, Gabrielle (La vie parisienne) aux opéras de Saint-Etienne et de Strasbourg, Papagena aux Soirées Lyriques de Sanxay, Les Jeux de l’amour  et d’Offenbachau Théâtre de Poche Montparnasse à Paris,  Tytania (A Midsummer Night’s Dream) à Metz, Prothoe (Penthesilea/Dusapin) à la Monnaie de Bruxelles, Lakmé à Metz…En création contemporaine, elle crée l’Hôtesse dans La nuit de Gutenberg de P. Manoury à Strasbourg, Céleste dans Céleste ma planète avec l’Orchestre National d’Île-de-France à la Salle Pleyel (et au disque pour Gallimard). Pour T&M, elle incarne en 2013 l‘Infirmière dans Aliados de S. Rivas, qu’elle reprend en 2018 à la Biennale de Venise.Elle est aussi la Soprano dans 200 Motels de Frank Zappa à la Philharmonie de Paris en 2018, la Soprano dans la création de Michèle Reverdy Le Cosmicomiche à l’Opéra de Toulon, la soliste invitée des Folies d’Ôà Montpellier et la Princesse dans la Belle au bois dormantde Respighi à Angers en 2019.


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ANTOINETTE DENNEFELD, MEZZO-SOPRANO

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Née à Strasbourg, Antoinette Dennefeld entame très jeune une formation artistique variée (piano, danse, théâtre). Après un passage à l’Université de Strasbourg en Arts du Spectacle en parallèle de cours de chant en privé à Freiburg im Breisgau, elle entre à la Haute Ecole de Musique de Lausanne en 2006, où elle suit les master-classes de Christa Ludwig, Dale Duesing et Luisa Castellani, et participe activement à l’Atelier Lyrique. Au cours de ses études elle bénéficie des bourses de la Fondation Mosetti et du Cercle Romand Richard Wagner.

Elle obtient en 2011 un Master Spécialisé Soliste avec les Félicitations du Jury. Ses excellents résultats lui valent l’obtention du Prix Max Jost, du Prix de la Chambre Vaudoise des Amis de l’OSR ainsi que du Prix Paderewski. La même année, elle est lauréate de la Bourse de la Fondation Leenaards, et emporte le Grand Prix et le Prix de l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse au Concours International de Chant de Marmande ainsi que le Troisième Prix (ex-aequo, seuls prix décernés) et le Prix du Public au Concours International de Chant de Genève.

En concert, elle était alto solo dans la Passion selon St Jean de Bach sous la direction de Ton Koopmann. Elle a interprété la partie de mezzo-soprano solo dans la Cantate Alexandr Nevsky de Prokofiev ainsi que des extraits du Knabenwunderhorn avec le Sinfonietta de Lausanne, et était soprano solo dans une version concert de Pulcinella de Stravinsky avec l’Orchestre de Chambre de Lausanne, sous la direction de Kristjan Järvi. Elle a chanté la partie de mezzo solo dans la 2ème Symphonie de Mahler au Victoria Hall de Genève. Très attachée au répertoire de la mélodie et du Lied, elle forme depuis 2009 le Duo Almage avec le pianiste Lucas Buclin (http://duo-almage.com). En 2012, ils ont enregistré des mélodies de Poulenc, Aboulker et Britten et des Lieder de Strauss et Wolf pour le Prix Jeune Talent de la Société Vaudoise des Amis de l’OSR.

À l’opéra, elle a interprété le rôle de Dorabella dans un projet autour du Così fan tutte de Mozart, avec l’OCL dirigé par Jesús López Cobos. Elle était Donna Elvira dans Don Giovanni au Théâtre du Jorat à Mézières sous la direction d’Ivan Törsz et la Contessa Ceprano/Giovanna dans Rigoletto au Festival Opéra d’Avenches. A l’Opéra de Lausanne, elle a été Berginella/Brambilla dans la Périchole, die zweite Dame dans die Zauberflöte, the second witch dans Dido and Aeneas, Zulma dans l’Italiana in Algeri, Stéphano dans Roméo et Juliette de Gounod, Vénus dans Orphée aux Enfers d’Offenbach, Fanny Elssler dans l’Aiglon de Honegger/Ibert. Elle était la chatte et l’écureuil dans L’Enfant et les Sortilèges de Maurice Ravel à l’Opéra National de Lyon, Charmion dans Cléopâtre de Massenet à l’Opéra de Marseille. Elle a interprété Dorabella à l’Opera de Tenerife, Louise dans Les Mousquetaires au Couvent de Louis Varney à l’Opéra de Lausanne et à l’Opéra Comique dans une mise en scène de Jérôme Deschamps, Isolier dans Le Comte Ory de Rossini à l’Opéra National de Lyon, dans une mise en scène de Laurent Pelly… Récemment on a pu l’entendre dans Il Barbiere di Siviglia (Rosina) pour ses débuts italiens au Maggio Fiorentino, La Belle Hélène (Oreste) à Avignon, La Clemenza di Tito

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ARMANDO NOGUERA, BARYTON

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Né en Argentine, Armando Noguera étudie au Teatro Colón de Buenos Aires puis intègre l’Atelier Lyrique de l’Opéra national de Paris. En 2005, il est finaliste du Concours International Operalia à Madrid. Très jeune, il débute au Teatro Colón en tant que Figaro dans Il Barbiere di Siviglia, Falke dans Die Fledermaus ainsi que Aeneas dans Dido and Aeneas

Rapidement, il est très demandé dans tous les répertoires, de Monteverdi (Il Vespro della Beata Vergine) à John Casken (Golem). S’il se produit régulièrement dans le répertoire mozartien (Figaro dans Le Nozze di Figaro, Papageno dans Die Zauberflöte, Guglielmo dansCosì fan tutte), il a une prédilection pour le répertoire italien. Il chante avec beaucoup de succès Rossini (Il Barbiere di Siviglia, L’Italiana in Algeri, La Cenerentola, Il Viaggio a Reims), Donizetti (L’Elisir d’amore, Don Pasquale), mais aussi Verdi (La Traviata, Falstaff), Puccini (Madama Butterfly, La Bohème) et Leoncavallo (I Pagliacci).



Le répertoire français lui est aussi familier, et il se produit dans des productions de Charles VI, Faust, Carmen, Djamileh, Les Mamelles de Tirésias, L’Heure espagnole, Les Caprices de Marianne ou, dans un répertoire plus léger : La Vie parisienne, La Veuve joyeuse… Citons également le rôle-titre d’Eugène Onéguine, Lodoïska de Cherubini, Die Fledermaus, Il Segreto di Susanna de Wolf-Ferrari, la zarzuela Doña Francisquita, The Rape of Lucretia de Britten, The Telephone de Menotti…

En concert, outre de nombreux récitals dédiés au Lied et aux mélodies au Brésil, en Argentine et en France (Théâtre du Capitole de Toulouse, Angers-Nantes Opéra), on a pu l’applaudir en concert dans L’Enfance du Christ de Berlioz, L’Enfant prodigue de Debussy, la Misa Tango de Bacalov, le Requiem de Fauré, le Deutsches Requiem de Brahms, le Magnificat de Monteverdi…

Sa carrière internationale lui permet de s’illustrer du Brésil au Festival de Baalbeck, du Festival de Glyndebourne à la Fenice de Venise, de l’Opéra de Québec à l’Accademia Santa Cecilia de Rome. Il est également très présent dans les grands théâtres français, comme en témoignent ses multiples apparitions au Théâtre des Champs-Élysées, à l’Opéra-Comique et dans les Opéras de Bordeaux, Dijon, Lille, Montpellier, Marseille, Avignon, Toulouse, Strasbourg, Nantes, Rouen… Sa récente prise de rôle dans Pelléas et Mélisande (Pelléas) à Nantes a été grandement saluée par la critique, tout comme ses débuts dans Guillaume Tell (rôle-titre) au Victorian Opera de Melbourne et dans Hamlet (rôle-titre) au Teatro Avenida. On a également pu l’entendre dans Carmen à La Fenice de Venise et aux Chorégies d’Orange, L’Elisir d’amore(Belcore)à La Monnaie de Bruxelles et à Marseille, La Veuve joyeuse à Avignon et Québec, Il Barbiere di Siviglia à Lille, Metz, Dijon et Québec, L’Italiana in Algeri à Avignon et Montpellier, Madama Butterfly à Luxembourg, Lille, Guadalajara et Rouen, Die Zauberflöte à Québec, Nice et Toulon, Die Fledermaus aux Folies Lyriques, I Pagliacci à Avignon, La Bohème à Nantes, Eugène Onéguine à Rennes, Die weisse

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LOÏC FELIX, TÉNOR

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Remarqué dès son plus jeune âge au sein des Petits Chanteurs à la Croix de bois, Loïc Félix décide de se consacrer à l’art lyrique et entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans les classes de Christiane Eda-Pierre et Christiane Patard. Il participe par ailleurs aux  prestigieuses Master-Classes de Michel Sénéchal, Régine Crespin et Renata Scotto.

Dès sa sortie du Conservatoire, son aisance vocale et scénique lui permet de s’illustrer dans un  répertoire très varié qui lui ouvre les portes de nombreuses scènes européennes. De Mozart avec Die Entführung aus dem Serail (Pedrillo), Die Zauberflöte (Monostatos), Le Nozze di Figaro (Don Basilio), à Britten avec Le Petit Ramoneur et Albert Herring (rôle-titre) ou encore la création du Nègre des Lumières du Chevalier de Saint-George. Il chante également dans Benvenuto Cellini, Carmen, Orphée aux Enfers, Roméo et Juliette, Falstaff, Salomé, Les Mamelles de Tirésias, Doktor Faust et Turandot de Busoni.

L’opérette est l’un des terrains de prédilection de ce ténor au tempérament d’acteur. Il chante aussi dans La Vie parisienne, Les Brigands, La grande Duchesse de Gerolstein, La Périchole, Monsieur Choufleuri, La Veuve Joyeuse, Die Fledermaus
Il est régulièrement à l’affiche du Théâtre du Châtelet et de l’Opéra Comique à Paris, du Capitole de Toulouse, de l’Opéra National du Rhin, des Opéras de Lyon, Avignon, Montpellier, Marseille, Monte-Carlo, Nice, Bordeaux, Lille, Nancy…

En Europe, on a pu l’applaudir à Vienne, Valencia, Liège, Genève, Edimbourg, Baden Baden, Varsovie, Luxembourg, Ancona et Cagliari. Il est par ailleurs l’invité de nombreux festivals tels que ceux de Glyndebourne (Carmen) et d’Aix-en-Provence (Die Zauberflöte) ou le Wiener Festwochen.

Il chante sous la baguette de Ludovic Morlot, Marc Minkowski, Paolo Arrivabeni, François-Xavier Roth, David Parry, Philippe Auguin, William Christie, Kazushi Ono… Il collabore avec des metteurs en scène comme David Mc Vicar, Macha Makeïeff, Jean-François Sivadier, Jean-Louis Grinda, Jean-Paul Scarpitta, Christophe Honoré…

Il a enregistré, pour la maison de disque londonienne Opera Rara Vert-Vert d’Offenbach ainsi qu’Ermione de Rossini et Maria di Rohan de Donizetti. Récemment, il a chanté  le rôle de Giglio dans Les Aventures du Roi Pausole au Grand Théâtre de Genève, La Favorite et Samson et Dalila au Théâtre des Champs-Elysées, L’Amour des trois oranges à Florence, Die Zauberflöte à Nice, à Valencia et au Grand Théâtre de Genève, Lakmé, Les Noces de Figaro (Basilio), Turandot et Eugène Onéguine à Montpellier, Eugène Onéguine et Die tost Stadt àLimoges, Lakmé à Avignon, avec le Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks et à Marseille, Hippolyte et Aricie et Carmen à Glyndebourne, Dialogues des Carmélites à Lyon et Bologne, Orphée aux Enfers à Marseille et au Festival des Folies d’O, Barbe-bleue à Nantes, Angers, Rennes et Le Mans, Tosca et La Favorite à Marseille, Fantasio au Festival Radio-France et Montpellier et à l’Opéra Comique, Roméo et Juliette de Berlioz à Toulouse et Stuttgart, Carmen à Venise, Fantasio et Le Baron Tzigane à Genève.

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LES COMÉDIENS

ÉLODIE BUISSON, COMÉDIENNE

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En A3-Théâtre, elle suit les stages de Bernard Sobel, Stanislas Nordey et Laurent Sauvage.
Formée ensuite aux Ateliers du Sapajou (Annie Noël-Réggiani) puis au Conservatoire National de Montpellier (Ariel Garcia-Valdès), elle suit les stages de Georges Lavaudant, Françoise Bette, Laurence Roy, Cécile Garcia-Fogel, Anne Martin (danseuse de Pina Baush).

Elle entre à « L’Atelier Volant » du Théâtre National de Toulouse sous la direction de Jacques Nichet et Claude Duparfait.
Elle joue dans Les Merveilles de Claudine Galéa mis en scène par Laurent Sauvage, La Princesse d’Elide de Molière m.e.s Annie Noël, Dorine dans Tartuffe de Molière m.e.s Claude Duparfait, puis sous la direction de Jacques Nichet (Le pont de pierres et la peau d’images de Daniel Danis, Mesure pour Mesure de Shakespeare) ; Sébastien Bournac (Tabula Rasa d’après Lagarce ; Un ennemi du peuple d’Ibsen) (Hervé Dartiguelongue (Brien le Fainéant de Grégory Motton , Les trois vies de Lucie Cabrol de John Berger, Les Précieuses Ridicules de Molière, Elizaviéta Bam de Daniil Harms) ; Richard Mitou ( Les Hommes de terre et Les Histrions de Marion Aubert, Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne de Lagarce) ; Hélène Soulié (Pin’up cabaret , Cairn d’Enzo Cormann) ; Gilbert Rouvière (Intendance de Rémy De Vos) ; Olivier Waibel (Nos Parents d’Hervé Guibert) ; Frédéric Borie (Déjeuner chez Wittgenstein de Thomas Bernhard) ; Georges Lavaudant (Le Rosaire des Voluptés Épineuses de Rodanski)…
A l’opéra, elle est récitante dans Jeanne d’Arc au bûcher m.e.s Jean-Paul Scarpitta ; Friederike m.e.s René Koering.
Elle met en scène Papa travaille à l’usine Elektron d’après Daniil Harms (TNT Toulouse) ; Les chants de Maldoror de Lautréamont (Th Jean Vilar, Montpellier) ; La Crieuse d’Yves Lebeau (Théâtre dans les vignes, Cornèze) et Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare, Martyr de Mayenburg, Le Roi nu d’Evgueni Schwartz, Marie Stuart de Schiller au sein de l’ENSAD (Ecole Nationale Supérieure d’Art Dramatique) de Montpellier.
Elle vient de mettre en scène un opéra-concert avec l’Opéra junior de Montpellier, Vox Populi, au Cratère d’Alès et à l’Opéra-Corum de Montpellier.
Sous la demande d’Ariel Garcia Valdès, elle est jury et professeur à l’ENSAD de Montpellier depuis 2005.
En 2016, elle réalise un film documentaire, « Les deux maisons de Cristina », projeté au Festival International du film documentaire à Lasalle.
Sous la demande d’Ariel Garcia Valdès, elle est jury et professeur à l’ENSAD de Montpellier depuis 2005.

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JULIEN BODET, COMÉDIEN

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Il suit plusieurs formations dont le conservatoire de Marseille, le théâtre de Besançon et l’école de la comédie de Saint-Etienne.

On le retrouve au cinéma en 2011 dans la fiction APRES LE SUD – Jean-Jacques JAUFFRET en sélection à la Quinzaine des réalisateurs.
Puis en 2016 pour LES 3 SANS HOMMES – Mathilde LEMONNIER et en 2018 pour LUNA – Elsa DIRINGER.

En parallèle de sa carrière cinématographique, on le retrouve à la télévision entre 2015 ET 2019 :
*Second rôle Crime Parfait – Prod.Elephant Story 2019
*Rôle série Caïn- Prod DEMD 2018
*Rôle série La Stagiaire-Prod. Elephant Story 2018
*Second Rôle série Soupçon– Prod.Elephant Story 2018
*Second rôle Première Fugue court métrage Mathilde Lemonier 2017
*Second rôle série Alex Hugo, (France2) 2016
*Second rôle projet cinéma- moyen métrage de Claude Mouriéras 2015
Théâtre
*Création autour des textes de Guillaume Dustan et Nelly Arcan          2018/2019
*Tumultes, mise en scène Marion Guerrero                                 2015/2017/2018/2019
*Sous l’Armure mise en scène Christian Duchange                          2016/2017/2018
*Peer Gynt mise en scène Johanny Bert 2015
*Nature Morte, mise en scène de Michel Raskine 2014



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2018 – La Fille du régiment

L’œuvre . Sur un air de ténor surnommé « Le Mont Everest » du bel canto

Créé à l’Opéra-Comique de Paris le 11 février 1840, La Fille du Régiment est un opéra- comique, mais cette classification ne laisse rien deviner de sa fibre comique.

En effet, le terme d’opéra-comique désigne un style d’opéra dans lequel s’alternent scènes chantées et parlées. Rien n’empêche alors à un opéra-comique de révéler une histoire tragique, comme celle de la célèbre Carmen.

Le livret de La Fille du régiment est intimement lié à son époque. Inventé de toute pièce par Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges et Jean-François Bayard, il est empreint du sentiment patriotique qui envahit à ce moment-là la France, et glorifie la légende napoléonienne. Avec son patriotisme affiché, cette œuvre devient incontournable sous le second empire.

L’insolence du personnage principal est l’un des attraits les plus puissants de l’ouvrage. Le plus illustre des opéras militaires nous présente Marie comme une déesse de la guerre qui traite d’égal à égal avec les soldats. Le bel canto italien est particulièrement présent dans le traitement vocal de ce personnage, et permet à l’héroïne de briller par sa virtuosité.

L’ouvrage est particulièrement renommé pour l’air du ténor « Ah ! Mes amis, quel jour de fête ! » qui comporte 9 contre-uts et lui vaut le nom de « Mont Everest » du bel canto.

L’insolence de Marie a largement inspiré Offenbach dans ses créations. En effet, La Fille du régiment servira de modèle à l’opérette française et à ses avatars autrichiens de la seconde moitié du XIXème siècle.

Dino fait son crooner, Shirley fait sa crâneuse.

Les parents de Gilles sont italiens. Tout petit, il écoute ces magnifiques mélodies, empreintes de lyrisme, que diffuse le transistor trônant sur le buffet de la cuisine, pendant que la Mama fait les pâtes en chantant.

Le répertoire s’impose : les chansons italiennes ! Come prima, Da une lacrima sul viso, Tu vuo’ fa’ l’Americano, Bella Ciao !

Il ne s’agit pas d’un simple tour de chant, mais d’un spectacle original où la chanson croise la comédie (à l’italienne) ; où Dino raconte sa famille, l’arrivée dans l’Est de la France, les vacances en Italie du sud, dans les Pouilles, la nona (grand-mère), les fêtes, les joies, les peines… Il interpelle son public, le public répond, on blague, on se dévoile, on rit, on s’émeut, on voyage.

PAS DE DINO SANS SHIRLEY

Shirley profite du show de Dino pour faire sa crâneuse. Elle le rejoint sur scène, chante, danse, joue les présentatrices, les pin-up, change de robe à chaque apparition. Ce n’est plus ni tout à fait la même ni tout à fait une autre… et entre deux chansons on retrouve avec bonheur, le duo dans ses improvisations.

UNE MISE EN SCÈNE EN TOUTE COMPLICITÉ

Sous l’œil bienveillant de Corinne qui travaille en complicité depuis toujours avec son crooner adoré, le spectacle se crée, se recrée chaque soir. Bien sûr une base, une trame tient le spectacle mais à chaque représentation tout peut arriver, c’est l’enjeu même ! Gilles, en bon italien, possède ce sens inné de la comédie, une faculté à toujours inventer, en fonction du soir, des envies, du public.

LE SECRET DE LA SAUCE TOMATE

En Italie, cuisiner c’est sacré ! Gilles donne à chaque représentation le secret de la recette de la sauce tomate de sa grand-mère, la nona. Il la mitonne sur scène et pour rester fidèle à la générosité italienne, le public est convié, à la fin de la représentation, à manger les pâtes.

DE FORMIDABLES MUSICIENS

La présence de quatre musiciens exceptionnels enrichit le spectacle, Alvaro Bello – guitariste, Benoîts Raffin – percussionniste, Arnaud Sacase – saxophoniste et Vadim Sher pianiste. Issus d’univers musicaux différents, ils mêlent leur savoir-faire et harmonisent leur style afin de servir au mieux la subtilité des mélodies italiennes. Au- delà de leur talent, ils participent avec enthousiasme à tous les jeux de scène, chorégraphie et improvisation du spectacle.

2017 – La chauve – souris

L’œuvre

Opérette viennoise… N’y aurait-il pas là un parfum de pléonasme ? Comme s’il pouvait y avoir une autre patrie de l’opérette que la ville de la valse, de l’insouciance, de l’élégance des crinolines et des uniformes à brandebourgs… En cette année 1874, quand Vienne découvre La Chauve-Souris, Paris s’est abîmé dans sa guerre perdue et sa Commune sanglante. Alors c’est dans la capitale impériale que, désormais, on danse, on chante, on entraîne les masques dans des tourbillons de plaisir.

Et quel plus beau tourbillon que celui de La Chauve-Souris ? Quel plus beau fracas de fête que celui conduit par Johann Strauss-le-fils, lui qui faisait valser princesses et lingères sur des mélodies impossibles à oublier une fois, une seule fois, entendues ? La Chauve-Souris, c’est cela : un long cortège de noceurs en goguette, de masques derrière lesquels, comme jadis chez Mozart, s’égarent épouses et  maris, d’aristocrates désabusés et de soubrettes délurées. Valsez passions ! Valsez amours !

Et peu importe l’intrigue, peu importe cet extravagant costume de carnaval, ce déguisement de chauve-souris qui appelle de sombres vengeances : c’est bien le dernier emprunt de Vienne à Paris puisque l’idée vient de Meilhac et Halévy, les librettistes d’Offenbach. Mais c’est Vienne désormais qui boit le champagne, Vienne qui danse… Et c’est Strauss qui mène le bal. Eblouissant. Viennois…

Note d’intention

Par Benoît Bénichou, metteur en scène

La Chauve-Souris, farce tragique… ou La Vengeance de la chauve-souris… La vengeance de Falke ou la descente aux enfers d’Eisenstein.  Comment une farce devient un véritable cauchemar. Un face-à-face violent sur une musique à première vue légère…

La Chauve-Souris est avant tout une farce. La farce est là, certes, mais elle n’est que le point de départ et le fil conducteur d’une vengeance amère. Falke, avec l’aide de son ami le Prince Orlofsky revient le temps d’une soirée, méticuleusement préparée depuis des années, se venger d’une profonde humiliation vécue il y a plus de dix ans. Eisenstein y perdra beaucoup.

La farce… L’illusion… Un domaine… Le domaine d’O… d’Orlofsky… Un théâtre… Son théâtre… 

La Chauve-Souris et la question du théâtre. 

Rosalinde, ex-chanteuse, Alfred, son amant, chanteur, Eisenstein, son mari, pseudo-chanteur, Adèle, femme de chambre, se fait passer pour une comédienne et rêve de faire du théâtre, Ida sa soeur, danseuse à l’opéra… Les personnages se font passer pour d’autres, il est aussi question d’auditions… Le théâtre est omniprésent dans cette œuvre. Il semble évident de ne pas écarter cette composante importante dont la plus évidente est la Farce elle-même. Une farce/vengeance organisée. Une pièce dans la pièce… Un jeu violent dans une réalité… 

Falke, metteur en scène de la soirée, engage des comédiens, figurants  afin de mettre en action sa vengeance. Sous le regard blasé, désabusé de son ami Orlofsky, Prince décrépi, Falke, Rosalinde et Eisenstein se déchirent sous nos yeux… sur scène… un théâtre en décrépitude à l’image de son propriétaire le Prince Orlofsky. Les ors du passé ressurgissent le temps d’une vengeance qui profitera également à Orlofsky à qui Falke réserve une surprise de taille… 

J’ai souhaité également travailler sur une nouvelle traduction et une réécriture des textes parlés à partir de la pièce de théâtre originale, Le Réveillon de Meilhac et Halévy, présentée au théâtre du Palais-Royal en 1872.

2016 – ORPHÉE AUX ENFERS

L’histoire

C’est le mythe d’Orphée à l’envers. Eurydice déteste la musique de son époux et batifole avec un berger. Orphée s’intéresse aux nymphes et se réjouit d’apprendre la «mort» de son épouse enlevée par Pluton. Mais l’Opinion publique s’en mêle et contraint Orphée à réclamer justice auprès de Jupiter. L’enquête entraîne tout l’Olympe aux Enfers.

L’œuvre

Les faits

Avec Orphée aux Enfers, Offenbach goûte pour la première fois aux joies de la liberté de créer. Enfin il peut sortir des contraintes imposées par les lois qui régissent la production de spectacles. La durée du spectacle, le nombre de scènes, d’actes, d’instruments, de personnages, la possibilité d’avoir un chœur et donc une vraie troupe, offrent au compositeur les moyens d’exprimer son véritable talent.

Le public ne va pas s’y tromper et, passé l’étonnement dû à la nouveauté de la forme, du traitement irrévérencieux d’une matière et d’une thématique considérée intouchable, il va réserver un triomphe à son compositeur. Deux cent vingt-sept représentations seront données d’affilée, ce qui renfloue les caisses d’un théâtre sans cesse au bord de la faillite.

Cet Orphée passe vite les frontières et finit par incarner l’esprit français, irrespectueux, sarcastique, gouailleur et qu’Offenbach tient toujours dans les limites de cette bienséance teintée d’une pointe de finesse. Après avoir donné aux dieux une vie humaine dans ce qu’elle a de plus trivial, après s’être moqué du genre en composant des pages hilarantes de bisous et de bzzz bzzz, il offre – comme à son habitude – un portrait caustique de la société de son temps.

En 1874, après avoir obtenu la direction du Théâtre de la Gaîté, Offenbach propose une version augmentée de son Orphée aux Enfers qui se présente maintenant sous forme d’«opéra féérie» en quatre actes et douze tableaux. Dans cette version qui dure deux fois plus de temps, apparaissent vingt nouveaux rôles, quatre-vingts danseurs, cent choristes et un orchestre de plus de cent musiciens.

Le nouveau format plaît tellement au public qu’il permet à l’œuvre d’arriver à sa millième représentation en 1878.

Nous proposons ici une version qui mêle les deux versions originales.

2015 – LA Périchole

Argument

A Lima, la Périchole et Piquillo, couple de chanteurs des rues, n’ont guère de succès et ne parviennent même pas à gagner assez d’argent pour se marier. Sorti incognito du palais, le vice-roi du Pérou, Don Andrès de Ribeira, cherche à s’encanailler auprès du bon peuple. Piquillo parti faire la quête, la Périchole s’endort pour oublier sa faim. Le vice-roi, terrassé par un coup de foudre pour la belle saltimbanque, lui propose alors de l’emmener à la Cour en qualité de Dame d’honneur. Poussée par la faim, la Périchole accepte et laisse une lettre d’adieu à Piquillo, lui expliquant son geste.

Désespéré, Piquillo est sauvé par le premier gentilhomme de la Cour, qui lui propose d’épouser la future favorite du vice-roi pour sauver les apparences.

La noce est célébrée sans que Piquillo, ivre, ne se rende compte de l’identité de son épouse qui n’est autre que sa maîtresse la Périchole. Le lendemain, Piquillo informe la Cour qu’il en aime une autre et qu’il doit la retrouver. Il se rend alors compte que son épouse, la favorite du vice-roi, n’est autre que celle qu’il aime. Fou de rage, Piquillo insulte le monarque, qui le jette au cachot. En prison, la Périchole rend visite à son bien-aimé, à qui elle confie n’avoir pas cédé aux avances de Don Andrès. Alors qu’elle tente de faire évader Piquillo, le vice-roi les surprend et les fait enfermer tous les deux. Parvenant à s’échapper, les deux baladins retournent chanter leurs malheurs dans la rue. Le vice-roi les retrouve mais, ému par leur chant, il les laisse se marier et avoir des enfants.

2014 – CABARET

Willkommen ! Bienvenue ! Welcome !    

WILLKOMEN !

Cabaret, c’est le musical d’Harold Prince à Broadway. C’est aussi Liza Minnelli dans le film de Bob Fosse.

Cabaret, c’est un récit qui se sert de la morosité profonde d’un peuple en quête de plaisirs et distractions comme trame de fond.

Cabaret, c’est surtout un spectacle qui n’échappe pas à la cruauté d’une période de l’histoire pendant laquelle l’humanité a dû se battre pour rester vivante.

Cabaret, ou presque 50 années de la vie d’un spectacle qui n’a pas fini de nous étonner tant ses ressources sont inépuisables.

Bienvenue !      

Olivier Desbordes, Jérôme Pillement et la vingtaine d’artistes de la troupe porteront ce récit qui nous renvoie dans l’Allemagne du début des années 30, dans cette société en pleine mutation prête aux excès du pire. Une société qui prépare l’arrivée d’Hitler, qui organise la machinerie du nazisme et échafaude la marginalisation criminelle des juifs. On se retrouve confronté à la réactivité de cette société nourrie par les effets d’une crise économique qui promet la « misère pour tous ».

Welcome !      

Olivier Desbordes, qui depuis presque 10 ans a ouvert pour partie sa fantaisie et son imaginaire de metteur en scène à l’univers significatif du cabaret allemand, va très logiquement se consacrer à cette nouvelle aventure artistique. En effet, Cabaret est l’œuvre anglo-saxonne qui a parfaitement réussi à s’approprier cet univers onirique, cauchemardesque et décadent des cabarets berlinois, à l’image de ce lieu emblématique du spectacle : le Kit Kat Klub.

Sans oublier l’incroyable partition musicale de Cabaret. Le jazz qui fit son apparition au début des années 20 dans les cabarets allemands était un art exotique, synonyme de liberté, une musique venue tout droit des USA, une forme d’exutoire face à la grisaille ambiante.Mais les illusions de liberté de ce grand pays lointain s’estompèrent avec la montée du nationalisme.

Cabaret reste cette œuvre au foisonnement artistique intense qui lui confère une dimension fascinante auprès du public.

Ladies and gentleman, let me introduce you… The CABARET !

2013 – West Side Story Exemplaire

LE MONDE FASCINANT DE WEST SIDE STORY

LE MONDE FASCINANT DE WEST SIDE STORY

Aux quatre coins de la planète, cette même vieille histoire revient sans cesse : deux êtres d’origines différentes se rencontrent, tombent amoureux et se jurent éternelle fidélité. Mais partager ce bonheur, ici ou là, hier ou aujourd’hui, est un rêve inaccessible.
D’un bout à l’autre, West Side Story est une œuvre à forte dimension émotionnelle. Il est question d’amour, de jeux, de flirt, de danse, de rire et de rêve. Mais il s’agit aussi de « l’ennemi », de l’autre, de celui qui est différent, de celui qui ne respecte pas les mêmes codes d’honneur : c’est la guerre des gangs dans un quartier mal famé de New York.
Ils sont tous jeunes et rejettent l’univers conventionnel et ennuyeux des adultes. Pourquoi l’accepteraient-ils ? Leur avenir semble aussi morose que les arrière-cours des immeubles qui les ont vus grandir.
La rue est leur territoire, leur patrie. Ils luttent pour sa défense.
Cinquante ans après sa création, West Side Story est toujours d’actualité. Après des débuts sensationnels en septembre 1957 au Winter Garden Théâtre de Broadway et le succès unanime de la première représentation européenne, en 1958 au Her Majesty’s Theatre à Londres, le superbe film attira des millions de spectateurs aux quatre coins du monde. Réalisé par Robert Wise et Jerome Robbins et couronné par dix oscars en 1961, le film resta à Paris cinq années d’affilée à l’affiche du cinéma George V, sur les Champs Élysées.
Réaliser une adaptation de la tragédie Roméo et Juliette, de Shakespeare, pour en faire un spectacle contemporain fut pour Jerome Robbins un travail de longue haleine. En collaboration avec trios autres artistes talentueux – le compositeur Leonard Bernstein, le librettiste Arthur Laurents et le parolier Stephen Sondheim – cette équipe parvint à créer une œuvre d’art totale, complexe et absolument captivante d’un point de vue dramatique, dans laquelle musique, paroles et chorégraphie ne font qu’un.

De par ses dialogues concis, le livret reste l’un des plus courts qui n’ait jamais été écrit dans le genre. Dès les premières mesures, l’ambiance est donnée et les deux bandes rivales font leur apparition. Le spectateur se voit immédiatement catapulté dans l’Upper West Side new-yorkais, dans ce microcosme d’immigrants et se retrouve, sans plus attendre, au coeur du drame.
L’acquisition des droits de représentation de la production originale de West Side Story doit satisfaire les exigences des ayants-droit et correspondre aux critères stricts de son auteur.
Le regretté Michael Brenner, le producteur et imprésario allemand a eu l’audace et le courage de remonter, pour une tournée internationale, une production hors pair de West Side Story en tous points fidèle à la version d’origine de Broadway. Pour ce faire, il s’est entouré d’une équipe d’artistes d’envergure qui a su redonner à cette œuvre extraordinaire un nouveau souffle, et a fait de cette production un événement théâtral de premier ordre que le public n’oubliera pas.
Après avoir été présenté sur le continent asiatique (Pékin, Macao, Singapour, Bangkok, Tokyo) et avant de se produire en Australie, le spectacle a tourné en Europe pendant plusieurs semaines où il fut donné à guichets fermés notamment au Théâtre du Châtelet à Paris et au Sadler’s Wells à Londres où plusieurs prix du monde du théâtre britannique lui ont été décernés, notamment dans la catégorie « Best Revival », lors de la cérémonie des Olivier Awards de 2008.
C’est dans la mise en scène et l’adaptation chorégraphique de Joey McKneely, ex-danseur soliste et assistant de Jerome Robbins, sous la direction musicale du chef d’orchestre américain Donald Chan et avec une distribution entièrement renouvelée, que West Side Story retrouve aujourd’hui la scène du Théâtre du Châtelet.