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2019 – Les Folies d’Offenbach

Les deux cents ans de la naissance d’Offenbach sont l’occasion rêvée pour redécouvrir une partie des plus grands airs de son œuvre. C’est ainsi que sont nées Les Folies d’Offenbach qui nous feront passer de La Vie Parisienne aux Contes d’Hoffmann croiser Les Brigands et retrouver La Belle Hélène, La Grande Duchesse de Gerolstein et La Périchole.

Pour mettre en scène ce spectacle Jérôme Pillement a fait appel à Marion Guerrero metteuse en scène montpelliéraine formée à l’ENSAD, fille spirituelle d’Ariel Garcia Valdès.

MARION GUERRERO

Actrice et metteuse en scène

            Après sa formation à l’École Nationale Supérieure d’Art Dramatique de Montpellier de 1994 à 1997, elle rejoint l’Atelier Volant du Théâtre National de Toulouse en 1998.


En 1996, elle fonde la Cie Tire Pas La Nappe avec Marion Aubert et Capucine Ducastelle. Depuis lors, elle exerce au sein de cette compagnie en tant qu’actrice et metteuse en scène. Elle met également en scène pour d’autres compagnies et est membre du jury d’entrée et intervenante régulière, pour les classes professionnelles de l’ENSAD de Montpellier ainsi que de la Comédie de St Étienne.

Note d’intention :

JULIE MÉJEAN, ASSISTANTE MISE EN SCENE
ANNE LOPEZ, CHORÉGRAPHE

LA TECHNIQUE

DANIEL FAYET, SCÉNOGRAPHE


OLIVIER MODOL, CRÉATEUR LUMIÈRES
MARIE-FRÉDÉRIQUE FILLION, CRÉATION COSTUMES

LES ARTISTES

JÉROME PILLEMENT, DIRECTEUR MUSICAL
MÉLANIE BOISVERT, SOPRANO



ANTOINETTE DENNEFELD, MEZZO-SOPRANO

ARMANDO NOGUERA, BARYTON
LOÏC FELIX, TÉNOR

LES COMÉDIENS

ÉLODIE BUISSON, COMÉDIENNE
JULIEN BODET, COMÉDIEN

2018 – La Fille du régiment

L’œuvre . Sur un air de ténor surnommé « Le Mont Everest » du bel canto

Créé à l’Opéra-Comique de Paris le 11 février 1840, La Fille du Régiment est un opéra- comique, mais cette classification ne laisse rien deviner de sa fibre comique.

En effet, le terme d’opéra-comique désigne un style d’opéra dans lequel s’alternent scènes chantées et parlées. Rien n’empêche alors à un opéra-comique de révéler une histoire tragique, comme celle de la célèbre Carmen.

Le livret de La Fille du régiment est intimement lié à son époque. Inventé de toute pièce par Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges et Jean-François Bayard, il est empreint du sentiment patriotique qui envahit à ce moment-là la France, et glorifie la légende napoléonienne. Avec son patriotisme affiché, cette œuvre devient incontournable sous le second empire.

L’insolence du personnage principal est l’un des attraits les plus puissants de l’ouvrage. Le plus illustre des opéras militaires nous présente Marie comme une déesse de la guerre qui traite d’égal à égal avec les soldats. Le bel canto italien est particulièrement présent dans le traitement vocal de ce personnage, et permet à l’héroïne de briller par sa virtuosité.

L’ouvrage est particulièrement renommé pour l’air du ténor « Ah ! Mes amis, quel jour de fête ! » qui comporte 9 contre-uts et lui vaut le nom de « Mont Everest » du bel canto.

L’insolence de Marie a largement inspiré Offenbach dans ses créations. En effet, La Fille du régiment servira de modèle à l’opérette française et à ses avatars autrichiens de la seconde moitié du XIXème siècle.

Dino fait son crooner, Shirley fait sa crâneuse.

Les parents de Gilles sont italiens. Tout petit, il écoute ces magnifiques mélodies, empreintes de lyrisme, que diffuse le transistor trônant sur le buffet de la cuisine, pendant que la Mama fait les pâtes en chantant.

Le répertoire s’impose : les chansons italiennes ! Come prima, Da une lacrima sul viso, Tu vuo’ fa’ l’Americano, Bella Ciao !

Il ne s’agit pas d’un simple tour de chant, mais d’un spectacle original où la chanson croise la comédie (à l’italienne) ; où Dino raconte sa famille, l’arrivée dans l’Est de la France, les vacances en Italie du sud, dans les Pouilles, la nona (grand-mère), les fêtes, les joies, les peines… Il interpelle son public, le public répond, on blague, on se dévoile, on rit, on s’émeut, on voyage.

PAS DE DINO SANS SHIRLEY

Shirley profite du show de Dino pour faire sa crâneuse. Elle le rejoint sur scène, chante, danse, joue les présentatrices, les pin-up, change de robe à chaque apparition. Ce n’est plus ni tout à fait la même ni tout à fait une autre… et entre deux chansons on retrouve avec bonheur, le duo dans ses improvisations.

UNE MISE EN SCÈNE EN TOUTE COMPLICITÉ

Sous l’œil bienveillant de Corinne qui travaille en complicité depuis toujours avec son crooner adoré, le spectacle se crée, se recrée chaque soir. Bien sûr une base, une trame tient le spectacle mais à chaque représentation tout peut arriver, c’est l’enjeu même ! Gilles, en bon italien, possède ce sens inné de la comédie, une faculté à toujours inventer, en fonction du soir, des envies, du public.

LE SECRET DE LA SAUCE TOMATE

En Italie, cuisiner c’est sacré ! Gilles donne à chaque représentation le secret de la recette de la sauce tomate de sa grand-mère, la nona. Il la mitonne sur scène et pour rester fidèle à la générosité italienne, le public est convié, à la fin de la représentation, à manger les pâtes.

DE FORMIDABLES MUSICIENS

La présence de quatre musiciens exceptionnels enrichit le spectacle, Alvaro Bello – guitariste, Benoîts Raffin – percussionniste, Arnaud Sacase – saxophoniste et Vadim Sher pianiste. Issus d’univers musicaux différents, ils mêlent leur savoir-faire et harmonisent leur style afin de servir au mieux la subtilité des mélodies italiennes. Au- delà de leur talent, ils participent avec enthousiasme à tous les jeux de scène, chorégraphie et improvisation du spectacle.

2013 – West Side Story Exemplaire

LE MONDE FASCINANT DE WEST SIDE STORY

LE MONDE FASCINANT DE WEST SIDE STORY

Aux quatre coins de la planète, cette même vieille histoire revient sans cesse : deux êtres d’origines différentes se rencontrent, tombent amoureux et se jurent éternelle fidélité. Mais partager ce bonheur, ici ou là, hier ou aujourd’hui, est un rêve inaccessible.
D’un bout à l’autre, West Side Story est une œuvre à forte dimension émotionnelle. Il est question d’amour, de jeux, de flirt, de danse, de rire et de rêve. Mais il s’agit aussi de « l’ennemi », de l’autre, de celui qui est différent, de celui qui ne respecte pas les mêmes codes d’honneur : c’est la guerre des gangs dans un quartier mal famé de New York.
Ils sont tous jeunes et rejettent l’univers conventionnel et ennuyeux des adultes. Pourquoi l’accepteraient-ils ? Leur avenir semble aussi morose que les arrière-cours des immeubles qui les ont vus grandir.
La rue est leur territoire, leur patrie. Ils luttent pour sa défense.
Cinquante ans après sa création, West Side Story est toujours d’actualité. Après des débuts sensationnels en septembre 1957 au Winter Garden Théâtre de Broadway et le succès unanime de la première représentation européenne, en 1958 au Her Majesty’s Theatre à Londres, le superbe film attira des millions de spectateurs aux quatre coins du monde. Réalisé par Robert Wise et Jerome Robbins et couronné par dix oscars en 1961, le film resta à Paris cinq années d’affilée à l’affiche du cinéma George V, sur les Champs Élysées.
Réaliser une adaptation de la tragédie Roméo et Juliette, de Shakespeare, pour en faire un spectacle contemporain fut pour Jerome Robbins un travail de longue haleine. En collaboration avec trios autres artistes talentueux – le compositeur Leonard Bernstein, le librettiste Arthur Laurents et le parolier Stephen Sondheim – cette équipe parvint à créer une œuvre d’art totale, complexe et absolument captivante d’un point de vue dramatique, dans laquelle musique, paroles et chorégraphie ne font qu’un.

De par ses dialogues concis, le livret reste l’un des plus courts qui n’ait jamais été écrit dans le genre. Dès les premières mesures, l’ambiance est donnée et les deux bandes rivales font leur apparition. Le spectateur se voit immédiatement catapulté dans l’Upper West Side new-yorkais, dans ce microcosme d’immigrants et se retrouve, sans plus attendre, au coeur du drame.
L’acquisition des droits de représentation de la production originale de West Side Story doit satisfaire les exigences des ayants-droit et correspondre aux critères stricts de son auteur.
Le regretté Michael Brenner, le producteur et imprésario allemand a eu l’audace et le courage de remonter, pour une tournée internationale, une production hors pair de West Side Story en tous points fidèle à la version d’origine de Broadway. Pour ce faire, il s’est entouré d’une équipe d’artistes d’envergure qui a su redonner à cette œuvre extraordinaire un nouveau souffle, et a fait de cette production un événement théâtral de premier ordre que le public n’oubliera pas.
Après avoir été présenté sur le continent asiatique (Pékin, Macao, Singapour, Bangkok, Tokyo) et avant de se produire en Australie, le spectacle a tourné en Europe pendant plusieurs semaines où il fut donné à guichets fermés notamment au Théâtre du Châtelet à Paris et au Sadler’s Wells à Londres où plusieurs prix du monde du théâtre britannique lui ont été décernés, notamment dans la catégorie « Best Revival », lors de la cérémonie des Olivier Awards de 2008.
C’est dans la mise en scène et l’adaptation chorégraphique de Joey McKneely, ex-danseur soliste et assistant de Jerome Robbins, sous la direction musicale du chef d’orchestre américain Donald Chan et avec une distribution entièrement renouvelée, que West Side Story retrouve aujourd’hui la scène du Théâtre du Châtelet.