LES FOLIES … MICHEL LEGRAND

Les Folies d’O 2020 s’éclatent

Les Folies d’O prévues du 3 au 10 juillet prochains au Domaine d’O sont reportées. L’épidémie de Covid-19 et les mesures barrière qu’elle impose nous placent dans l’impossibilité de présenter l’édition 2020 des Folies d’O lors de la première semaine de juillet comme il est devenu de tradition depuis quatorze ans.

L’édition de cette année était consacrée aux musiques de film et aux œuvres de Michel Legrand.

Pour autant nous souhaitons maintenir en 2020 ce festival dont la qualité des spectacles et la bonne humeur qu’ils dégagent sont reconnues par un large public et nous paraissent plus que jamais nécessaires et même indispensables dans les circonstances difficiles que nous traversons.

Dans ce but, toute l’équipe des Folies Lyriques travaille à reporter le festival à l’automne et l’hiver prochains, peut-être dans un cadre différent et selon des modalités adaptées à la situation actuelle si elle doit se prolonger.

Nous ne manquerons pas de vous informer dès que possible des perspectives que nous souhaitons offrir à notre fidèle public.

Elysé Lopez, président – Jérôme Pillement, directeur artistique,

La malle aux trésors Michel Legrand

L’ennui avec Michel Legrand, c’est qu’il était partout à la fois. Etait-il jazz ? Post-classique lui qui avait étudié piano et composition au sein du vénérable Conservatoire national de Paris ? Était-il compositeur pour musiques de films, trois Oscars quand même ?  Ou simple auteur de chansons ? Etait-il « Peau d’âne » ou « Parapluies », primesautières « Sœurs jumelles » ou mélancoliques « Ronds dans l’eau » ? Partout à la fois, vous dit-on. Et la rationalité française qui n’aime rien tant que les étiquettes bien classifiantes, avait du mal à lui en attribuer une.


Il faut dire qu’il y mettait du sien : faisait-il chanter Natalie Dessay qu’il la tenait à cent lieues de l’opéra. Venait-il de boucler les arrangements pour un disque de Nana Mouskouri qu’aussitôt il composait un concerto. Ou un ballet. Ou un opéra.

Il n’est pas jusqu’au jazz où il ne conservait quelque chose d’irréductiblement français, de subtilement à part. Une anecdote dit tout : lors d’une session avec Miles Davis, John Coltrane, Bill Evans –excusez du peu- Michel Legrand depuis son piano s’était soudain mis à ordonner à ses suiveurs de luxe : « Get out ! Get out ! ». « Sortez ! » si on souhaite le sous-titre. Fâcheuse confusion avec « Get up ! », interjection qui était censée encourager Miles, John et Bill à se lever pour donner plus d’élan à la reprise.

Pour autant les grands du jazz ne lui marchandaient pas leur admiration. Mais voilà, c’était Legrand : trop français pour être tout à fait jazz, trop jazz pour être tout à fait un sage compositeur français. Inutile de dire que cette diversité est, pour cette édition des Folies d’O transmutée en Festival Legrand, une malle aux trésors. En cinq soirées, c’est tout ce chatoyant héritage qui va être déballé sur la scène de l’amphi d’O.

La comédie musicale bien sûr avec « Les Parapluies de Cherbourg » ; le jazz avec le quintet historique de Michel Legrand ; les grandes pages écrites pour le cinéma avec orchestre symphonique, danseurs, chanteurs, clins d’œil sur écran et, à la baguette, notre directeur artistique Jérôme Pillement, lui qui dirigea le dernier opéra de Michel Legrand « Dreyfus » …

« Get up !”  pour Michel Legrand.

J. VILACEQUE


LE PROGRAMME EN DÉTAIL


Folies lyriques : 04 67 10 57 20

Billetterie : domaine d’O : 0 800 200 165 . https://www.domainedo.fr/

RENSEIGNEMENTS :   www.folieslyriques.com