A nous les Jets, les Sharks, les amoureux qui chantent sous la pluie et les nights and days qui n’en finissent pas.
Ainsi, pendant quelques étés, l’Amphi d’O a-t’il rutilé de cuivres, d’harmonies jazzy ; ainsi les claquettes ont-elles pris le pas sur les cancans…
Mais ce n’était point assez encore pour notre faim de bougeotte. Après tout, il y avait déjà chez Offenbach quelques chemins de traverse à peine visibles sous l’exubérance des notes : cette Périchole, où chantait-elle sinon dans les rues de Lima ? Et ce Brésilien qui a de l’or, d’où venait-il ? Mais de Rio bien sûr. Alors pourquoi ne pas lui rendre sa visite et, moins argentés que lui certes, n’en débarquer pas moins à Copacabana ?
Et c’est donc sur cet autre continent de la musique que cet été nous trouve. Un continent ô combien bigarré de tant d’échos divers : tango, salsa, rumba, samba, merengue… Aux compositeurs ô combien prolifiques : Villa-Lobos, Compay Segundo, Piazzolla, Arturo Marquez, Jobim… Nous y avons retrouvé notre ami Armando Noguera, ce baryton qui vient chanter Figaro mais s’en revient toujours au bon air de sa Buenos Aires natale bercer son pobre corazon aux accents du tango. Nous y avons humé des senteurs de havane, chaloupé aux accents du bandonéon, chaviré dans les Bachianas brasileras… Des Folies Latinas pour quelques noches muy, muy calientes. Et s’il nous fallait un visa supplémentaire pour ce voyage, n’oublions pas qu’après tout Carlos Gardel, apôtre du tango, était né toulousain.
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